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Un «relâché» de requin léopard bien balisé

requins nouméa
Relâché de requin léopard adulte, baie des Citrons, 11 octobre 2019
©NC la 1ere
Celui-ci a trois ans : un requin léopard adulte a été mis à l’eau vendredi matin, à Nouméa. Né à l’aquarium de Nouvelle-Calédonie, pucé, il va être suivi dans le cadre d’une étude scientifique sur le comportement de cette espèce méconnue, inoffensive pour l’être humain.
Nouveau relâché de «léopard», cette semaine, à Nouméa. Après les bébés mis à l’eau mercredi, l’aquarium s’est séparé d’un requin adulte, vendredi matin. Le squale, né en 2017, n’a pas été libéré en public comme ses cadets. L’opération s’est avérée confidentielle pour prévenir tout stress.
 

Pucé fin mai

Quelques mois plus tôt, l’animal a été doté d’une puce et une fois l’émetteur bien stabilisé dans son corps, les scientifiques ont pris la décision de mettre le requin à la mer. C’est qu’il va jouer un rôle dans une vaste étude biologique. Une opération acoustique dédiée au déplacement des léopards dans leur environnement naturel. 
 
Requin léopard adulte, octobre 2019, baie des Citrons
©NC la 1ere
 

Quel comportement «de résidence» ?

«On ne connait pas grand chose sur le comportement, l’écologie et la biologie cette espèce», situe Olivier Château, responsable du département scientifique et pédagogique de l’aquarium. L’étude doit permettre de connaître «son comportement de résidence et comment les jeunes se dispersent après la naissance. Parce que dans cette baie, des femelles viennent pondre, les œufs sont là et on ne voit jamais de jeunes. On se demande où ils vont, et on va essayer de répondre à cette question.»
 

Un an de suivi

Ce n’est pas le premier relâché de requin pucé à la baie des Citrons. Il y a quelques mois, l’aquarium a ainsi dit "au revoir" à plusieurs jeunes individus. On vient juste de collecter les premières données de leur balisage. Un suivi qui peut durer jusqu’à un an. A condition que le requin - inoffensif pour l’être humain - reste à l’intérieur de la zone d’étude. 

Le reportage de Laurence Pourtau et Cédric Michaut : 
©nouvellecaledonie
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