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Les stournes sont de retour au Ouen Toro

C'est un couple d'Alponis striata plus connu sous le nom de Stourne  calédonien qui a été observé dimanche dernier par les professionnels de WWF. Cette espèce endémique n'avait pas été vue sur place depuis près de 18 ans. Un retour dont se félicitent les spécialistes de l'environnement. 

© Irène et Daniel Létocart
© Irène et Daniel Létocart
  • Alix Madec (CM)
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Cela faisait près de dix-huit ans que le cri de ce merle noir de 17 cm n'avait pas été entendu dans les airs du Ouen Toro. Ce petit étourneau qui avait déserté le sud de la ville de Nouméa a été observé dimanche dernier par les professionnels de l'organisme WWF. 
«  On a entendu un chant qu’on connaissait, mais pas du lieu, celui du stourne calédonien qui est un petit étourneau endémique, qui est très présent dans les forêts de la Chaîne par exemple, et qu’on retrouve au Nord de Nouméa, mais qui était absent au moins depuis dix-huit ans du sud de Nouméa et de cette aire protégée qu’est le Ouen Toro » explique Hubert Géraux, responsable WWF Nouvelle-Calédonie.
 

Des arbres pour offrir le gîte et le couvert aux oiseaux

Une jolie récompense pour les professionnels et bénévoles de l'association qui réalisent depuis près de dix ans, de nombreux chantiers de restauration au sein du Ouen-toro.
« Nous replantons des dizaines de milliers d’arbres dans le Ouen Toro, pas de n’importe quelles espèces. On choisit plus d’une cinquantaine d’espèces  qui pour une grande partie, vont fournir le gîte et le couvert aux oiseaux. Le but, en redynamisant la vie végétale, c’est de redynamiser la vie animale aussi bien les scinques, les geckos, que les abeilles, que les papillons, et les oiseaux » poursuit Hubert Géraux.  
 

Faire revenir les animaux et mieux disperser les arbres

Un retour important pour cette espèce qui joue un rôle crucial au sein de la vie animale mais aussi végétale.
« C’est un très bon candidat pour nous parce que c’est un frugivore, donc qui mange des fruits. Il peut passer d’une forêt à l’autre, donc, il va pouvoir réenrichir, en dispersant les graines, les sous-bois d’espèces forestières. Et c’est pour çà que çà nous intéresse de le voir revenir. s’il se réinstalle ici, il va redynamiser l’effet perchoir, c’est à dire qu’il va permettre à tous les arbres du Ouen Toro d’être beaucoup mieux dispersés à travers la cinquantaine d’hectares que constitue cette aire protégée ». 
Une réapparition que les spécialistes espèrent pérenne. A l’image de celle du sphynx de Lifou, papillon un temps disparu désormais redevenu abondant au sein de l’aire protégée de Nouméa.

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