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Les taxis de Nouméa dépassés par la violence

Les chauffeurs de Nouméa ont exprimé leur colère. L’association des radio-taxis s’est mobilisée place des Cocotiers en cessant toute activité durant une heure, aujourd’hui. Un débrayage «à chaud» qui répond à l'agression d’une taxiwoman ce jeudi soir, du côté de Ducos.

Au lendemain de l'agression, il n'y a pas eu de prise en charge des clients pendant une heure. © NC la 1ère / Sheïma Riahi
© NC la 1ère / Sheïma Riahi Au lendemain de l'agression, il n'y a pas eu de prise en charge des clients pendant une heure.
  • Sheïma Riahi et Claude Lindor, avec F.T.
  • Publié le , mis à jour le
Après l’agression, un des sièges avant du taxi en gardait la trace: des tâches de sang et des poignées de cheveux arrachés. La taxiwoman a été attaquée ce jeudi vers 19 heures, dans le secteur de Ducos. Son agresseur lui a de surcroît dérobé les clés du véhicule. Elle est depuis sortie de l’hôpital et une plainte a été déposée.

Un métier «pas si simple»

En soutien, ses 65 collègues de Nouméa ont refusé les courses de 13 heures à 14 heures, aujourd’hui. Ils voulaient protester contre les violences qu'ils endurent au quotidien. «On subit souvent les agressions, témoigne Bruno Rabah. Aujourd’hui, on débraie parce que c’est assez sévère, la personne a été hospitalisée. Mais il y a plusieurs sortes d’agressions. On subit énormément le caillassage la nuit. Les agressions peuvent être verbales, aussi, on se fait souvent insulter.»

© NC la 1ère / Sheïma Riahi
© NC la 1ère / Sheïma Riahi

Solidarité

«Des fois, ajoute-t-il, la clientèle ne comprend pas pourquoi il y a un manque de taxis la nuit. Peut-être que là, les gens comprendront que notre métier n’est pas si simple que ça. Ce n’est pas juste conduire, se mettre derrière un volant.» Un certain désarroi est exprimé et les anecdotes violentes ne manquent pas.

Plus de femme taxi la nuit

Désormais, plus aucune femme ne travaille la nuit à Nouméa. Gisèle Napoléon a cessé d’exercer le soir depuis six mois. «J’ai peur la nuit, assume-t-elle. On ne se sent vraiment pas en sécurité. On passe dans les quartiers, on ramasse des cailloux, on ne sait pas pourquoi! Franchement, ça devient impossible de travailler. Ma collègue a été agressée il y a un mois de ça et là, de nouveau…»

© NC la 1ère / Sheïma Riahi
© NC la 1ère / Sheïma Riahi

«La pression est trop énorme»

«Ça suffit, renchérit Eliane Leneez. On aimerait pouvoir travailler dans de meilleures conditions.» Oui, ajoute cette conductrice, elle a déjà été agressée dans le cadre de son métier. Plusieurs fois. «Je ne veux plus travailler la nuit. Pourtant, c’est mon rythme, mais ce n’est pas possible! La pression est trop énorme.» 1 529 639 402

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