Travaux de l'anse Vata : Le collectif "Touche pas à ma plage" a saisi le tribunal administratif

travaux publics nouméa
Près de 6000 personnes se sont abonnées au groupe Facebook du collectif "Touche pas à ma plage" ©Nicolas Fasquel / NC la 1ère
Ils souhaitent l'arrêt des travaux de réhabilitation de l'anse Vata entamés le 4 avril par la mairie de Nouméa. Les membres du collectif "Touche pas à ma plage" soutenus par l'association Ensemble pour la Planète expliquent les raisons des procédures judiciaires qu'ils ont engagées.

C’était au départ, une poignée d’usagers de l’anse Vata inquiets du devenir de ce haut lieu touristique et sportif. C’est désormais un groupe privé sur les réseaux sociaux avec près de 6000 abonnés. Le collectif Touche pas à ma plage - Sauvons l'anse Vata estime que l’étude d’impact concernant la réhabilitation de cette "vitrine de Nouméa et du territoire", n’a pas été suffisamment poussée.

Il conteste le choix d’un mur comme aménagement terrestre de protection, avant la réalisation d’un édifice marin, un brise houle. Pour Goulven Brient, hydrographe et membre du collectif, "le problème n'est pas à terre, il est en mer : on a une montée évidente des océans aujourd'hui. Tous les ouvrages construits sont en destruction dans le monde entier, c'est une catastrophe. Ce qui est préconisé par le GIEC et les autres organismes, c'est un recul doux, c'est à dire reculer un peu et s'adapter à la situation."

Modificiation du PUD, études d'impact

Le collectif regrette l’absence d’études alternatives sur les incidences des différentes phases de réaménagement de l’anse Vata. Et l’association environnementale Ensemble pour la Planète l’a rejoint dans sa démarche pour déposer deux recours devant le tribunal administratif. "Le premier est un référé - une nouvelle procédure qu'on appelle référé environnement -, détaille la présidente, Martine Cornaille. On explique au juge que les études d'impact sont insuffisantes et qu'à ce titre il a le devoir d'arrêter ces travaux. Le deuxième recours vise à annuler la décision de démarrage des travaux, parce qu'ils sont conditionnés à une modification du PUD, le Plan d'urbanisme directeur de Nouméa. Or cette modification n'est pas actée puisque l'enquête publique est en cours."

Une troisième action en justice pourrait suivre si le référé n’aboutit pas. Autant de démarches qui ont un coût et que le collectif espère financer grâce à la solidarité. Stéphane Bouquillard en est membre : "On va ouvrir une cagnotte en ligne et une tirelire sur l'anse Vata pour que les sympathisants qui le souhaitent nous aide à financer ce budget d'action en justice."

Le reportage de Martin Charmasson et Nicolas Fasquel : 

©nouvellecaledonie