Une marche pour réagir après la mort de deux jeunes hommes à Nouméa

famille nouméa
Marche silencieuse à Pierre-Lenquette et Montravel, 2 novembre
©Coralie Cochin / NC la 1ere
Une marche symbolique a réuni environ 200 personnes lundi après-midi à Nouméa, de la cité Pierre-Lenquette aux environs de l'église de Montravel. L’appel a été lancé par un collectif, en réaction aux drames dans lesquels deux jeunes hommes ont perdu la vie ces dernières semaines.
Environ 200 personnes mobilisées pour rendre hommage à «Dito» et «Mya», morts à deux mois d’intervalle dans le quartier : une marche silencieuse a eu lieu ce lundi, en fin d’après-midi, au départ du commissariat de la cité Pierre-Lenquette et en direction de l'église de Montravel, quelques centaines de mètres plus loin.
 
Marche silencieuse à Pierre-Lenquette et Montravel, 2 novembre
©Coralie Cochin / NC la 1ere
 

De blanc vêtu

Parmi les participants, beaucoup d’habitants, mais aussi des personnalités religieuses et politiques. Tous se disent choqués par ces récents événements. Un quartier endeuillé, qui a choisi le blanc pour porter le deuil. 
 
Marche silencieuse à Pierre-Lenquette et Montravel, 2 novembre
©Coralie Cochin / NC la 1ere
 

Fleurs

Tour à tour, chacun est venu déposer une fleur là où le corps de l’un et l’autre jeune homme a été retrouvé. Le parking de la cité Pierre-Lenquette, pour Dito, âgé d'une vingtaine d'années, qui est mort après avoir été roué de coups, à la fin du mois d’août (vidéo de Coralie Cochin).Le faré de la maison de quartier pour Mya, 25 ans, tué par balle il y a une semaine. Les deux affaires sont toujours sous le coup d’une enquête judiciaire.
 
Marche silencieuse à Pierre-Lenquette et Montravel, 2 novembre
©Coralie Cochin / Nc la 1ere
 

Sensibiliser et alerter

Deux drames de trop, répètent les habitants, qui brandissent sur leurs banderoles un message : «PLK [Pierre-Lenquette] n’est pas une morgue». En organisant cette marche, le collectif intitulé «Jeunesse du pays : notre force, nos espoirs» voulait sensibiliser la société calédonienne et alerter toutes ses forces vives, entre autres sur la violence, et le mal-être des jeunes.

Le récit de Coralie Cochin :

Marche silencieuse pour Dito et Mya

 
Egalement le reportage de Lizzie Carboni et Gaël Detcheverry :
©nouvellecaledonie