4000 hectares revendiqués à Tontouta, y compris l’aéroport

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Revendication terres Tontouta
©NC La1ere
A Païta, un GDPL a bien l'intention de valoriser son foncier, mais pour cela, il revendique les terres alentours. Des terrains privés et militaires.
De la route de Karikaté en face des Riz de St Vincent jusqu’à la rivière de la Tontouta. En tout, ce sont 4000 hectares que le GDPL Kamboa Ouetcho réclame.
Des propriétés privées mais surtout les terrains militaires de la Tontouta qui sont prioritairement revendiqués.
Le GDPL qui détient déjà 576 ha sur la zone en question entend récupérer ces terres pour les valoriser.
Des projets sont déjà prévus notamment de l’élevage, ou un lotissement tribal pour y installer notamment des jeunes de St Louis.
Une ferme solaire de 5 ha doit également s’installer dans le courant de l’année 2018 et dont le GDPL sera actionnaire.
« Un combat coutumier et non politique » expliquent les représentants du groupement de droit particulier, qui réfutent les accusations de profiter de la période pré-référendum pour provoquer des tensions. « Depuis 5 ans, on attend d’être reçus par notamment l’Etat et le gouvernement ».
Revendication terres Tontouta
En jaune les terres revendiquées. ©NC la1ere

Inquiétude du côté des autorités

A la mairie de Païta, on indique que « dès lors que la propriété privée est menacée, évidemment on est inquiet. Presque autant que les propriétaires». Certains propriétaires y voient en effet des relents des revendications des années 80.
« La Nouvelle-Calédonie n’a pas besoin de revendications foncières, surtout en ce moment » réagit de son côté Nicolas Metzdorf, porte-parole du gouvernement, « on a plus besoin de dialogue et d’apaisement plutôt que de cultiver les tensions entre les communautés ».
Le gouvernement qui rappelle également que les surfaces privées ne représentent plus que 15 % de la surface totale de la Nouvelle-Calédonie. « Il faut les protéger » poursuit Nicolas Metzdorf,  « car elles sont le principal support du développement économique ».


Le reportage de Gwen Quemener, Patrick Nicar, Christian Favennec et Nicolas Fasquel. 
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