De Païta à Rivière-Salée, les centres de test et d’orientation en ordre de marche

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Au centre de dépistage de l'Arène de Païta, le 18 septembre.
Au centre de dépistage de l'Arène, le 18 septembre. ©NC la 1ere
Un centre de test et d’orientation a ouvert ce samedi, à Païta, à l’Arène du Sud. Les personnes dépistées positives y bénéficient d’une consultation médicale immédiate, pour être orientées vers la prise en charge la plus adaptée. Une structure similaire a ouvert au centre Cafat de Rivière-Salée.

Devant l’Arène du Sud, une dizaine de patients attendent dans le calme. Le centre de test et d’orientation est ouvert depuis quelques heures seulement, ce samedi 18 septembre. Il ne connaît pas encore une trop grande affluence. En deux heures, ce sont tout de même une centaine de personnes qui vont se présenter.
 
Une fois le test antigénique effectué, les personnes testées négatives rentrent chez elles. Mais celles qui s'avèrent positives bénéficient toutes d’une consultation médicale.

Au centre de dépistage de l'Arène de Païta, le 18 septembre.
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Gagner du temps

"Ce que l’on veut avec ce système, c’est orienter le plus vite possible les patients", indique Jean-Baptiste Friat, directeur de l’action solidaire et sociale à la province Sud. "Avec les tests antigéniques, on a le résultat tout de suite, contrairement aux PCR. On peut donc gagner beaucoup de temps et les gens ne se retrouvent pas avec un test positif chez eux sans savoir quoi faire." 

Au centre de dépistage de l'Arène de Païta, le 18 septembre.
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Maison, hospitel ou Médipôle

En fonction des cas, les malades rentrent chez eux avec des conseils et un numéro de téléphone d’assistance. Les personnes à risque sont orientées en hospitel. Et les cas plus préoccupants sont transportés vers le Médipôle.  Ce samedi matin, le docteur Joël Kambloch est venu prêter main forte aux équipes médicales de la province. "Ce système permet de gagner du temps face à la maladie", estime le praticien libéral. "Ça permet aussi de rassurer des patients, qui doivent faire face à un diagnostic angoissant".

Au centre de dépistage de l'Arène de Païta, le 18 septembre, ambulance
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"Là-bas, elle sera mieux suivie" 

Pour cette grand-mère, ce sera l’hospitel. Au grand soulagement de son petit-fils : il l’estime plus en sécurité à l’hôtel, avec une équipe médicale, qu’à son domicile. "C’est dur, mais ils m’ont bien expliqué. Là-bas, elle sera bien mieux suivie", assure Grégory.
 
De son côté, le maire de Païta espère que cette formule va permettre de dépister le plus grand nombre. "Plus besoin d’aller jusqu’à Nouméa", apprécie Willy Gatuhau. "On espère aussi que les gens de l’extérieur vont venir. Car ici, on a une structure bien adaptée, avec beaucoup d’espace, un grand parking. C’est mieux pour gérer la distanciation sociale."

Au centre de dépistage de l'Arène de Païta, le 18 septembre.
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A Rivière-Salée aussi

Le centre situé à l'Arène de Païta a reçu samedi 173 personnes, dont 30 % étaient Covid +. Il est ouvert de 8 heures à 16 heures, sept jours sur sept. La Cafat de Rivière-Salée, qui pratiquait jusqu’ici uniquement les dépistages, est également devenue depuis ce samedi un centre de test et d’orientation avec consultation médicale. Il est lui aussi ouvert ce dimanche (de 8 heures à 17 heures). 

Si on a des symptômes ou qu'on est cas-contact depuis cinq jours

Un seul impératif pour se rendre sur l’un de ces deux sites : avoir des symptômes ou être cas-contact depuis 5 jours. "Sinon, cela ne sert à rien", indique l'infirmier de la DASS en charge de l’accueil à Païta. "Voire c’est contre-productif si ce test est pratiqué avant la fin de l’incubation. On pourrait dire à des gens qu’ils sont négatifs et les rassurer, alors que dans quelques jours, ils contamineront famille et collègues."

De nombreuses personnes se sont présentées sans correspondre aux critères et ont dû faire demi-tour. Les organisateurs invitent donc les Calédoniens à ne pas se rendre dans les centres de test s’ils ne remplissent pas les conditions de dépistage.

Le reportage de Charlotte Mannevy et Ondine Moyatea :