Equitation : le dressage attire peu de compétiteurs en Nouvelle-Calédonie

équitation païta
Une trentaine de participants se sont mesurés samedi sous une pluie intermittente. ©Julie Straboni / NC la 1ère
Le premier concours de dressage de l’année s’est tenu ce samedi à l’Association concours du Kato à la Tontouta. Si la pratique constitue une base pour toutes les disciplines équestres, de moins en moins de cavaliers s’alignent en compétition.

Nell bichonne Bornéo, qui a son box à la Tontouta à l’année. "Je prépare la crinière de mon cheval, c'est obligatoire en dressage." Après cette étape esthétique, la cavalière et sa monture alterneront détente, stretching et répétitions des éléments de l’enchaînement. "La compétition a ce côté marrant parce qu'on se mesure aux autres, mais ça donne aussi un but précis durant l'année, confie la lycéenne. Le fait de travailler ces éléments, de les avoir en compétition un jour précis, ça va me permettre de me donner à fond pour être sûre d'y arriver le jour J."

Bornéo, l'hongre monté par Nell, 16 ans ©Julie Straboni / NC la 1ère

Le dressage, c'est la maîtrise. Une épreuve qui consiste à exécuter des enchaînements de figures, qui mettent en valeur les différentes allures de l'équidé. Ainsi les amateurs comme Nell sont jugés sur la locomotion et la gestion de l'animal. Avec son choix de faire un double passage, avec deux chevaux "différents mentalement et physiquement", elle travaille le dressage et progresse dans les différentes disciplines équestres. "C'est un tout, estime-t-elle, avec le CSO et le hunter."

L'échauffement avant le passage devant les juges. ©Julie Straboni / NC la 1ère

Le CSO, comprenez le concours de saut d’obstacles, et le hunter, où l’on enchaîne un parcours d’obstacles avec la plus grande harmonie possible : ces deux autres pratiques comptent plus d’adeptes. "On a de moins en moins de gens qui font du dressage, ou du moins qui s'inscrivent aux compétitions et c'est dommage, déplore Dominique Roesner, juge nationale depuis une vingtaine d’années. C'est qu'il faut travailler : le cheval il faut le gérer au demi-quart de seconde, ça n'est pas toujours évident. Les gamins veulent jouer, donc sauter, mais en dressage on perd ce côté ludique. Un cheval qui n'est pas dressé, à l'obstacle ça ne sera pas forcément bien."

Finances des clubs et équitation de loisir

Assurer les cours collectifs du samedi est plus lucratif pour les clubs équestres que de déplacer les chevaux pour un concours de dressage. ©Julie Straboni / NC la 1ère

Le calcul est rapide pour les clubs équestres : mieux vaut assurer les cours du samedi plutôt que de perdre de l’argent et de l’énergie à courir les concours de dressage. La présidente de l’Association concours du Kato, Sandrine Gaude en organisera un second cette année : "Ceux qui jouent le jeu ont vraiment un bon niveau, on a des super notes. Il faut les féliciter, féliciter les coachs qui les amènent à ce niveau là car c'est un travail de plusieurs années." L'équitation de loisir, qui se popularise, change la donne car les pratiquants n'investissent plus autant de temps dans les disciplines équestres. 

Ecoutez le reportage radio :

Premier concours de dressage équestre

Les résultats du premier concours de dressage 2022

Malheureusement le concours de hunter prévu ce dimanche est annulé à cause de la météo :