Du sursis pour avoir abattu une tête de bétail à Sarraméa

justice sarraméa
Tribunal Justice
©NCla1ere/Martine Nollet
Deux hommes étaient jugés ce matin pour avoir tiré sur une génisse et l'avoir frappée au sabre en juin 2017, sur un élevage laitier de Sarraméa. Agés de 26 et 22 ans, ils ont été condamnés respectivement à trois et deux mois de prison avec sursis. 
Il fait nuit, ce 29 juin 2017, et deux jeunes hommes rentrent bredouille d’un coup de chasse au cerf. Ils décident alors d'abattre une vache dans une propriété d'élevage de Sarraméa. Les braconneurs tirent deux fois dans la tête d’une génisse, qui se trouve être pleine, et portent à son encontre des coups de sabre d'abattis. Jugés en correctionnelle ce mercredi matin, à Nouméa, ils étaient poursuivis pour sévices graves ou actes de cruauté envers un animal.

«Pour nourrir la famille»

Les prévenus ont plaidé le fait qu'ils ne travaillaient pas et que leur but n’était pas de vendre la viande, mais de nourrir la famille. Un argument mis à mal par la partie civile. La présidente du tribunal a pour sa part souligné la barbarie avec laquelle la future vache laitière a été tuée. Le plus âgé des deux, qui a déjà un casier judiciaire, a été condamné à trois mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve. Le second, à deux mois avec sursis. 

«Aucune rancœur»

«Je suis content, a réagi après le verdict Claude Moglia, éleveur qui subissait son premier braconnage. Je ne suis pas venu là pour réclamer de l’argent, parce que je connais les parents qui sont des braves gens des deux côtés, des gros travailleurs, a-t-il insisté. C’est là que je ne comprends pas trop pourquoi les gosses en sont arrivés à faire des trucs comme ça. Sur le coup, c’est sûr que ça fait mal parce que ces bêtes, on les élève un peu comme on élève les enfants. On les enlève de la mère, ils ont un jour ou deux. Les voir finir comme ça, ça fait toujours mal au cœur», confie le producteur, mais en répétant: «J’ai aucune rancœur.»
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