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La qualité de vie au travail en chiffres

La Direction du Travail et de l’Emploi organise ce vendredi une série de conférences dans les locaux du Creipac à Nouville sur le thème de la qualité de vie professionnelle. L'occasion de faire le point sur les derniers chiffres de la santé au travail en Nouvelle-Calédonie. 

© Wikipédia
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  • Elodie Lanfroy (L.A)
  • Publié le
En 2016, la Cafat a reçu 5 623 déclarations d’accidents du travail et en a indemnisé 3 409. Un poids pour l’économie du Caillou. A titre de comparaison, selon la caisse, c’est comme si une grande entreprise de 750 employés s’arrêtait de fonctionner pendant un an car cela représente 172 598 journées de travail perdues. Les dépenses liées aux accidents et aux maladies professionnelles s’élèvent à 5,8 milliards de francs. "En 2016, le régime des accidents du travail a clôturé avec un déficit de 778 millions. On est donc très demandeur d'une maîtrise de ces dépenses" ajoute Bertrand Cuenca, le directeur de la branche santé de la Cafat.


Les secteurs agricoles, du transport et du BTP sont les plus accidentogènes


BTP, secteur agricole et transport sont le trio gagnant des secteurs accidentogènes. Les troubles musculo-squelettiques et les chutes sont toujours au premier rang des risques professionnels. Mais 241 accidents de la route, sur le trajet professionnel, ont aussi été enregistrés par l’Institut de la Statistique et des études économiques, parmi lesquels 4 décès.

80 déclarations de souffrance en 2017 


Le RPS, Risque Psycho Social, inquiète également. Le nombre de cas a doublé en 4 ans puisqu'en 2017, la Cafat a enregistré 80 déclarations de souffrance au travail dont 20 cas ont été indemnisés. Les RPS restent en effet difficiles à évaluer, tant vie professionnelle et vie privée s’entremêlent. Philippe Dimmagio, Chef du Service des Risques professionnels à la DTE, explique qu'"il y a trois risques psycho sociaux : le stress, les violences internes et les violences externes. Autour de ces risques, viennent les facteurs de risque qui peuvent être liés aux mauvaises relations de travail ou à l'absence de communication."  

En 2016, 14,5% des demandes de RDV au SMIT, le Service de la Médecine du Travail, était liés aux RPS. Un pourcentage en augmentation. Et une fois le RPS identifié, encore faut-il pouvoir agir car dans ce domaine, mieux vaut prévenir que guérir : le retour à l’emploi peut-être long et compliqué. Depuis 2015, l’employeur est tenu par le Code du Travail de préserver la santé mentale de ses travailleurs.
 

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