Quatre et cinq ans de prison pour le vol d’un véhicule avec violence à La Foa

Jugés ce mardi matin en comparution immédiate, les deux voleurs avaient traîné le propriétaire du véhicule sur plusieurs mètres. Une marche s’est tenue à la Foa, en parallèle de l’audience, pour soutenir la victime et dénoncer les violences. 
Le jugement ne s'est pas fait attendre. Moins d'une semaine après les faits, le tribunal correctionnel de Nouméa a condamné à quatre et cinq ans de prison ferme deux jeunes qui avaient volé un véhicule à La Foa, ce jeudi, puis traîné sur la route son propriétaire, un homme de 67 ans. 
Les deux prévenus, âgés de 20 et 21 ans, présentent un casier judiciaire bien fourni. L’un d'eux, condamné par le juge des enfants pour vols aggravés, ne se souvient même pas s’il a effectué sa peine de travail d’intérêt général. 
A peine sortis de garde à vue ou de prison, ils recommencent à voler. Le 20 février dernier, ils font du stop à La Foa mais personne ne s’arrête. Dans une propriété, un sexagénaire charge son véhicule. Les deux individus décident de s’en emparer. Le propriétaire s’accroche au volant et se fait traîner sur la chaussée sur plusieurs mètres. 
 

« Ils ont failli tuer un homme »

Présente à l’audience, la victime est encore sous le choc.  A la question du président aux prévenus « vos séjours en prison vous font-ils réfléchir ? », l’un d’eux répond « beaucoup », « j’ai commencé à changer ». 
« Ils n’ont strictement rien compris, ils ont failli tuer un homme », analyse pour sa part le procureur de la République, qui requiert cinq et six ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt. Le tribunal correctionnel de Nouméa les ayant condamnés à quatre et cinq ans de prison ferme, ils ont  repris le chemin du Camp-Est  à l’issue du procès.
 

Mobilisation à la Foa

Cette agression n’a pas laissé indifférents les habitants de La Foa qui se sont réunis ce matin pour une marche. Dès 10 h, un cortège d’une centaine de personnes a défilé dans le village pour manifester son soutien à la victime et exprimer son « exaspération » et son « impuissance » face aux violences et au « climat de peur » qui les « gagne ». Une mobilisation à laquelle se sont joints des habitants de Farino et Sarraméa, les communes voisines. 

Écoutez quelques réactions, au micro de Martine Nollet.

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