publicité

Rappeler les bases d'une sortie en mer en toute sécurité

Les affaires maritimes organisaient ce dimanche une journée de prévention aux risques de la navigation dans le lagon, avec la gendarmerie et la Société nationale de sauvetage en mer. Objectif: communiquer auprès des plaisanciers et leur remettre un guide de la sécurité. 

La SNSM participait à cette journée de prévention. © NC 1ère
© NC 1ère La SNSM participait à cette journée de prévention.
  • Isabelle Braouet et Laura Schintu (F.T.)
  • Publié le , mis à jour le
Beaucoup de monde sur le lagon, en ce dimanche de vacances, et donc beaucoup d’occasions de parler sécurité en mer. Direction l’îlot Maître. «Ce n’est pas un contrôle ! On peut venir vous déranger cinq minutes?» Aujourd’hui, c’est le directeur adjoint des Affaires maritimes qui mouille la chemise. «Le permis côtier n’est pas obligatoire ici, en Nouvelle-Calédonie», rappelle Sylvain Rabeau en brandissant le guide de la sécurité en mer. «Donc, par ce petit livret, on rappelle les règles de base pour naviguer.»

Savoir alerter les secours

En cas de problème, il faut par exemple être capable d’alerter le MRCC, le centre de coordination des secours en mer. Les plaisanciers se montrent souvent réceptifs. «Je viens d’apprendre que le bateau pouvait être équipé de VHF. Ça, j’ignorais», reconnaît une dame dont le mari est à la barre. «Par contre, le 16, je savais. Et après, dans les règles de base, il y a beaucoup de bon sens, en fait. On peut les respecter en étant prudent. Mais ça fait toujours du bien de rafraîchir la mémoire aux gens.»

La gendarmerie maritime au départ Nouméa. © NC 1ère / Isabelle Braouet
© NC 1ère / Isabelle Braouet La gendarmerie maritime au départ Nouméa.

«On ne rigole pas»

Du catamaran au bateau à moteur, qu’importe l’embarcation. Inlassablement, les messages de sécurité sont répétés. «Moi, je navigue depuis cinquante ans. On ne rigole pas, même dans le lagon», appuie un plaisancier chevronné. 

«Finalement, quand on regarde les opérations dirigées par le MRCC, on s’aperçoit qu’il y a beaucoup d’opérations d’assistance, c’est-à-dire de matériel défaillant.»


Accidentologie​

«L’accidentologie ne connaît pas d’évolution notable, décrit le directeur des Affaires maritimes. Au moins, on a une situation stable. Finalement, quand on regarde les opérations dirigées par le MRCC, on s’aperçoit qu’il y a beaucoup d’opérations d’assistance, c’est-à-dire de matériel défaillant, et là où il faut insister, c’est sur le fait de bien entretenir son matériel avant les sorties en mer.» 

© NC 1ère / Isabelle Braouet
© NC 1ère / Isabelle Braouet

«Une grande responsabilité»

L’opération se poursuit à terre. Beaucoup de visiteurs de l’îlot sont arrivés par leurs propres moyens. Là encore, la distribution du guide s’accompagne des conseils de prudence. Parfois, les plaisanciers ont pris les devants. «On sait qu’il n’y a pas besoin de permis, ici, alors on s’est renseignés auprès des différentes entreprises d’accastillage pour savoir ce qu’il fallait avoir sur le bateau en termes de sécurité, explique ce père de famille. On est assez au fait. On a tout ce qu’il faut en termes de gilets, de pagaies, de corne de brume. Parce qu’on a trois enfants et que le fait de partir sur le lagon est quand même une grande responsabilité.»

En Brousse et à Lifou aussi

Cette journée d’information s’est également déroulée en Brousse et à Lifou, prudence étant mère (mer?) de sûreté…

Le reportage d'Isabelle Braouet et Laura Schintu, diffusé samedi soir.
JOURNEE SECURITE EN MER

Sur le même thème

L'actualité 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play