Les réactions au lendemain du premier tour

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Premier tour élections législatives tribu Bayes Poindimié (11 juin 2017)
Premier tour des législatives au bureau de Bayes, à Poindimié. ©NC 1ère / Marguerite Poigoune
Retrouvez et écoutez les réactions politiques après ce premier round électoral en Nouvelle-Calédonie. Heureux ou pas, les candidats se sont déjà projetés au tour d'après. 

Dunoyer: «un enseignement douloureux»

Arrivé en tête dans la première avec 27.88% des voix, Philippe Dunoyer déplore avant tout le fort taux d’abstention : 66 % des électeurs de cette circonscription ne sont pas allés voter dimanche. « C’est un enseignement douloureux, réagit le candidat Calédonie Ensemble. Ce n’est pas comme ça qu’on souhaite que la démocratie soit pratiquée par les Calédoniens. » Ecoutez-le plus longuement.

 

Backès espère «le regroupement des forces de droite»

Sonia Backès suit à un peu moins de 3 000 voix. La candidate Les Républicains ensemble dans la France, qui récolte 17.27%, voit dans sa deuxième place le résultat de l’éclatement du camp LR en Nouvelle-Calédonie. «Ce premier tour sert de primaire, estime-t-elle. Je souhaite que le deuxième tour soit le regroupement des forces de droite.» Sa réaction intégrale à retrouver ici. 

 

Le MRC soutient Backès

Une réaction de Gaël Yanno se faisait attendre, ce lundi. Le candidat UCF se trouve en troisième position, pas très loin de Sonia Backès, avec 15.86%. Mais Philipe Blaise a pris les devants. Le président du Mouvement républicain calédonien, composante de l'UCF, appelle à soutenir au second tour Sonia Backès, «la mieux placée pour porter [la] ligne politique à laquelle le MRC a toujours été fidèle». Voici le texte complet. 

Communiqué du MRC


 

Deladrière «stupéfait»

Dans cette première circonscription, Bernard Deladrière a quant à lui dû se contenter de 14.05% et d’une quatrième place. Le candidat Rassemblement-Les Républicains, avec investiture LR, s’avoue déçu et «stupéfait» de la faible mobilisation. «J’ai fait une proposition de sortie apaisée de l’accord de Nouméa. Apparemment, pour ce qui concerne l’électorat Les Républicains, ce n’est pas cette préférence-là qui a été retenue», analyse-t-il aussi.

 

Mapou veut «continuer à mobiliser»

Dans la seconde circonscription, Louis Mapou arrive en tête avec plus de 30 % des voix. Pour l’après, le candidat Uni se concentre sur les abstentionnistes : «Il va falloir continuer à mobiliser chez nous, demander que les uns et les autres puissent nous rejoindre, les responsables de l’Union calédonienne, et poursuivre dans les grosses communes non indépendantistes. » 

Daniel Goa appelle à voter Mapou

L’UC qui avait décidé lors de son dernier congrès de ne pas participer aux législatives. En sa qualité de président du mouvement, Daniel Goa appelle tous les indépendantistes, y compris ceux de l’UC, à soutenir Louis Mapou.

Néaoutyine : «L’abstention concerne la citoyenneté»

Même préoccupation chez Paul Néaoutyine, un leader du Palika par ailleurs satisfait de ce résultat. «Dans un certain nombre de communes où nous sommes majoritaires, on voit bien que le taux de participation n’est pas bon, pour un certains nombre de raisons, souligne-t-il, en précisant : L’abstention ne concerne pas que les les électeurs de l’UC, ça concerne la citoyenneté calédonienne dans son ensemble. » 


Gomès veut faire rempart

De son côté, le député sortant, Philippe Gomès, a obtenu 23.94% des suffrages exprimés. Le candidat de Calédonie Ensemble se veut un rempart contre un lobbying pro-indépendance à Paris. «L’essentiel, c’est porter à l’Assemblée nationale la voix du pays. Soit c’est une voix indépendantiste […] ou alors une voix non indépendantiste, qui souhaite une Calédonie qui reste au sein de la République, dans la paix.»


Martin demande des garanties

Là encore, la question du report des voix sera essentielle. Et celui qui peut faire pencher la balance, c’est comme souvent le troisième homme. En l’occurrence Harold Martin, qui a récolté 15.36% des voix. Va-t-il soutenir le candidat Calédonie Ensemble? «En 2012, rappelle-t-il, dès 20 heures, j’avais appelé à voter pour Philippe Gomès en disant : "Il faut barrer la route au candidat indépendantiste." Mais je l’ai regretté.» Ecoutez Harold Martin, qui espère une rencontre au plus vite, et des garanties.

 

Brial : «Il faut faire barrage à Mapou»

Alors que Gil Brial plaide déjà pour le rassemblement des non-indépendantistes dans cette deuxième circonscription. «Il faut faire barrage à Louis Mapou», formule le candidat UCF qui a pris 10% de suffrages exprimés et la cinquième place. On a des vraies divergence mais il faut être capable de s’unir sur l’essentiel.»

 

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