Les réactions en Nouvelle-Calédonie suscitées par la disparition de Simone Veil

Personnalités publiques et politiques de Nouvelle-Calédonie rendent hommage à l'ancienne ministre, décédée vendredi à l’âge de 89 ans.
Simone Veil, grande figure de la vie politique française, académicienne, est décédée vendredi 30 juin à l'âge de 89 ans. Elle était rescapée des camps de la mort, où elle avait été déportée à 16 ans, et incarnait également une des mémoires de la Shoah. Dans les années 70, elle a été une ardente militante des droits des femmes, portant la loi sur l'interruption volontaire de grossesse, qui porte son nom. 

Réactions locales

Brigitte Lèques, médecin du centre de conseil familial de 1992 à 2016 très impliquée dans la prise en charge de l’IVG, salue la mémoire de Simone Veil. 

Ancienne élue et responsable du secteur de la santé sous le gouvernement Thémereau, Marianne Devaux s'est très tôt intéressée aux affaires sanitaires et sociales et aux handicapés. On lui doit la réglementation sur les IVG, appliquée en 2000 seulement en Nouvelle-Calédonie. A l’époque, elle s’était beaucoup inspirée de la loi Veil pour l’appliquer sur le territoire. 


Françoise Caillard, militante féministe, rend aussi un hommage appuyé à l'ancienne ministre de la santé qu'elle «a admiré» en particulier pour ses combats en faveur des droits des femmes.

©nouvellecaledonie

Enfin, Philippe Germain, le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, a adressé un communiqué dans le lequel il salue le parcours hors-normes de Simone Veil. « C’est avec une profonde émotion que nous avons appris le décès de Simone Veil, longtemps considérée comme la personnalité politique préférée des Français […] « Courage » et « dignité » ont auréolé l’existence de cette femme, marquée à vie par la déportation qui aura décimé une partie de sa famille. Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie s’associe aux multiples hommages suscités par la disparition de cette grande dame. »