Référendum : Générations NC appelle à la mobilisation

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Le mouvement Générations NC a tenu une conférence de presse sur le référendum samedi 20 novembre. ©NC la 1ère
Le parti de Nicolas Metzdorf et Nina Julié estime que la non-participation souhaitée par les indépendantistes est dangereuse pour la démocratie.

Générations NC poursuit sa campagne pour le Non à l’indépendance. Pour le mouvement, la non-participation du FLNKS bafoue la lutte menée pour l’obtention du droit de vote de tous les Kanak en 1957.


La non-participation est « un acte dangereux » pour les fondements démocratiques sur lesquels va s’appuyer la Nouvelle Calédonie de demain, estime le mouvement. Le parti appelle donc à une mobilisation forte le 12 décembre dans le camp loyaliste mais aussi indépendantiste.

Pour Patrick Tein-Baï, membre du bureau exécutif de Générations NC, « si on veut être tournés vers l’avenir et construire notre pays, il faut aller voter. Parce que c’est Abraham Lincoln qui le disait, le bulletin de vote est plus fort que la balle. Il faut aller voter, il faut aller décider pour son pays et après le 12, on se mettra tous autour de la table et on discutera de ce qu’il faut faire pour développer notre pays. »

Pas de bilatérales

Sur la méthodologie, Générations NC dénonce ce qu’il qualifie de dérives de langage de certains ténors indépendantistes. Et pour l’après-référendum, Nicolas Metzdorf l’assure, son mouvement n’acceptera pas la tenue de bilatérales entre l’Etat et les indépendantistes : « Je voudrais rappeler au FLNKS que c’est pas à l’Etat que Jean-Marie Tjibaou a serré la main mais au représentant des Calédoniens non- indépendantistes qui était Jacques Lafleur. Parce que ce n’est pas l’Etat qui permet à la Nouvelle-Calédonie de rester française, ce sont les non-indépendantistes. Et des non-indépendantistes de toutes ethnies confondues : des caldoches, des Wallisiens, des Futuniens, des Javanais, des Kanak bien sûr. Et cette majorité de Calédoniens, elle vient d’un corps électoral qui a été gelé, mais qui vote quand même non. Le premier partenaire qui doit être autour de la table, c’est le représentant de cette majorité-là. »


C’est donc dans « le sens d’un non pluriethnique » que le mouvement participera aux discussions de l’après référendum.