Réforme du bac : à la découverte des épreuves communes de contrôle continu

éducation
Bac contrôle continu
Des élèves de première passent une épreuve d'italien au lycée Lapérouse ©Natacha Lassauce-Cognard
De nouvelles épreuves de contrôle continu comptant pour le nouveau baccalauréat ont débuté la semaine dernière au lycée Lapérouse. Ce lundi, les élèves de première ont passé leur épreuve de langue vivante.
Pour ces élèves, c’est une première. Ils passent une épreuve commune de contrôle continu comptant pour le baccalauréat.
Dans cette classe, ils ont une heure et demi pour écrire une rédaction en italien après avoir écouté un document audio.
« Ça nous apporte l’opportunité de nous habituer à travailler en continu et donc d’être plus assidus. Je trouve ça plutôt bien ce changement » commente Audrey Li, élève de première.  
« On se demande tous si on va réussir ou pas. Et je suis très stressé pendant les épreuves parce que c’est pour le bac, il ne faut pas le louper » avoue de son côté un autre élève, Luca Rosolen. 
 

Un savant calcul des notes

Durant deux années, les lycéens devront participer à plusieurs épreuves écrites de ce type, les notes seront ensuite prises en compte pour l’examen final à la fin de la terminale.
« Toutes les notes de première et de terminale sont constitutives de la note qui sera obtenue au baccalauréat, soit dans le cadre des notes des évaluations traditionnelles comme auparavant qui comptent pour 10 % de la note finale, soit comme aujourd’hui dans le cadre des E3C (épreuves communes de contrôle continu), qui elles constitueront 30 % de la note finale » explique Frédéric Ruchti, le proviseur du Lycée Lapérouse.
 

Une nouvelle organisation aussi pour les enseignants

Depuis la réforme du baccalauréat débutée cette année en Nouvelle-Calédonie, les élèves doivent s’adapter au changement. Les enseignements se font désormais à la carte.
La prise en charge des lycéens de manière individuelle demande une nouvelle organisation de la part des professeurs.
«  En fin d’année avec l’ancien bac, c’était compliqué, c’était assez lourd l’organisation, surtout pour le secrétariat, pour l’administration » explique  Cindy Baroni, professeur d’italien. « Là, le fait de faire ça un peu plus échelonné dans les années, ça rend l’organisation moins compliquée je pense ».      
L’année dernière, 1786 lycéens ont réussi leur examen. 
Il reste à savoir si cette réforme du baccalauréat général et technologique aura un impact positif sur les résultats en décembre prochain.
Le reportage de Natacha Lassauce-Cognard et Laura Schintu 
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L'invité du JT

Erick Roser, le vice-recteur, a développé le sujet lundi soir, au JT de NC la 1ere.
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