Réforme du BTP : un « cataclysme » pour les professionnels

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Contre la réforme du BTP
©NC 1ère
Le secteur interpelle le gouvernement sur le tout nouveau référentiel de la construction mais aussi, et surtout, sur les taux des polices d’assurance. Un coup dur pour les professionnels, qui risque de générer un surcoût pour le consommateur.  
 
Le BTP tire à nouveau la sonnette d’alarme. Mais pas pour dire que le secteur est en crise, cette fois. Les professionnels du secteur s’insurgent contre l’adoption de 4 arrêtés, ce mardi, par le gouvernement. 
Si la Confédération des PME, la Fédération des Industries de NC et la Fédération des PME du BTP soutiennent ces changements, ils dénoncent « la gouvernance inexistante », concernant le référentiel de la construction. Il fustigent également le coût des polices d’assurance, englobées dans un package réunissant la responsabilité civile professionnelle et la garantie décennale, dont les taux auraient été multipliés par dix pour certains professionnels. 
« C’est colossal ! », s’insurge Yann Gouriou, gérant d’une société de construction, qui fait part de son sentiment d’« injustice ». Pour cet entrepreneur, « c’est la mort de beaucoup d’entreprises en Calédonie » mais aussi un surcoût pour le consommateur qui va payer « 10 % plus cher, d’ici quelques mois, si rien n’est fait très rapidement », estime-t-il.
Voici sa réaction.

ITW Yann Gouriou

Eviter les dérives des assurances

Pour Xavier Benoist, président de la Finc, la Fédération des industries de Nouvelle-Calédonie, maintenant « qu’une partie du mal a été faite », il faut apporter plusieurs réponses à cette situation :
  • donner des agréments provisoires aux entreprises qui le demandent dans le mois qui vient. 
  • s’assurer du contrôle des assureurs pour éviter les dérives
  • mettre en place une gouvernance dans les trois mois à venir, intégrant à la fois le monde économique et les décideurs de la Nouvelle-Calédonie. 
Les précisions de Xavier Benoist

Xavier Benoist


Tous demandent un rendez-vous au plus vite, avec les membres du gouvernement. 

Pour rappel, le secteur du BTP représente 10% du PIB du territoire et plus de 9 000 salariés.