Rentrée 2022 : l'Union des groupements des parents d'élèves recense des dysfonctionnements

éducation
UGPE, conférence d epresse, 22 mars, Vallée-du-Tir
L'UGPE exposant ses doléances plus d'un mois après la rentrée scolaire. ©Martine Nollet / NC la 1ère
Des élèves en attente de scolarisation, au harcèlement scolaire, en passant par les établissements vieillissants, l’Union des groupements de parents d’élèves dénonce de nombreux problèmes, un peu plus d'un mois après la rentrée en Nouvelle-Calédonie. Ses membres ont décidé de se mobiliser.

Quelques semaines après la rentrée, une trentaine de jeunes ne sont toujours pas scolarisés, dénonce l'UGPE. Dimitri, âgé de dix-neuf ans, explique ainsi qu'il s’est vu refuser le redoublement au lycée Petro-Attiti de Nouméa. "J'ai posé une demande de redoublement, l'année dernière", témoigne-t-il avec sa mère Héléna. "Là, ils m'ont envoyé un papier comme quoi ils ne pouvaient pas me prendre. Le motif : effectif de classe atteint. Je suis déçu, j'ai envie d'avoir une deuxième chance."

 

"Elle a disparu de l'établissement"

Anna a une fille de 16 ans, Germaine. Elle ne figure plus sur les listes du lycée. "D'après ce que eux disent, c'est à cause de l'ordinateur. Ils choisissent les meilleures notes", lance sa maman. "Elle a disparu de l'établissement. Elle est nulle part, elle est à la maison. Heureusement qu'elle n'est pas à la rue. Dans l'enseignement, il y a de l'injustice."

"La priorité de nos revendications, c'est d'abord le fait de scolariser tous les enfants en liste d'attente", appuie Jean-France Toutikian, secrétaire de l’UGPE. "On en a une liste de soixante. Aux dernières nouvelles, trente auraient eu leur place. Il en reste, d'après nous, une trentaine qui n'ont pas encore été affectés."

Des sujets sources d'inquiétude 

Une manifestation est prévue ce mercredi, à partir de 8 heures devant le Congrès, pour ensuite se diriger vers le gouvernement dans le but d'y rencontrer le président Louis Mapou, et Isabelle Champmoreau, vice-présidente et membre en charge de l’enseignement.

"On va profiter de cette manifestation pour ressortir des dossiers", ajoute Jean-France Toukikian, en énumérant : "le projet éducatif de la Nouvelle-Calédonie, qui aurait dû faire l'objet d'un bilan depuis deux ans (…) Depuis le début de cette année, on a presque une dizaine de cas de harcèlement, entre élèves mais aussi harcèlement de la part d'un adulte vis-à-vis des enfants", mais aussi la problématique de l'emploi local dans l'enseignement ou le dossier des langues kanak.

L'UGPE dresse ses doléances post rentrée, par Martine Nollet

La direction générale des enseignements du Vice-rectorat a publié un communiqué ce matin :