Réseaux sociaux : deux nouvelles affaires devant la justice contre des messages violents

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Tribunal de première instance de Nouméa, palais de justice, septembre 2020
©Natacha Lassauce-Cognard / NC la 1ere
Le procureur de la République ne plaisante pas avec les messages violents sur les réseaux sociaux et il le fait savoir. Deux nouvelles affaires sont suivies par la justice. En cause : des messages violents contre Sonia Backès et Paul Néaoutyine.

Les affaires en lien avec des messages violents ou des appels à la haine sur les réseaux se multiplient. Le procureur de la République, Yves Dupas, annonce l'ouverture d’une enquête du chef de provocation publique commis ce mercredi contre Paul Néaoutyine, le président de la province Nord, et des élus indépendantistes. 
Le parquet s’est saisi de cette affaire suite à la diffusion d’une vidéo sur une web TV relayée sur les réseaux sociaux et enregistrée à Poindimié sur le pont de Tiwaka, à l’occasion du passage en voiture du maire de Poindimié. On pouvait y entendre des messages très violents à son encontre proférés par le responsable de la web TV. 

Le président de la province Nord a transmis au parquet une plainte par l’intermédiaire de son avocat. L’enquête diligentée par la cellule cybercriminalité de la gendarmerie conduira à l’audition de l’auteur présumé de ces faits dans les prochains jours, assure le procureur.

Un message violent dans le cadre de la campagne de vaccination

Autre affaire, une peine de 60 jours-amende à 1000 francs a été prononcée ce mercredi contre un homme âgé de 45 ans sans antécédent judiciaire. Il était poursuivi "du chef de provocation publique" au préjudice de Sonia Backès, la présidente de la province du Sud. 
Il avait diffusé un message haineux sur Facebook dans le cadre de la campagne de vaccination contre le Covid-19.