Salon du 4x4 : SUV, crossover, hybride... Quelles sont les préférences des Calédoniens ?

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salon du 4x4 2021
©Claude Lindor
Le salon du 4X4 rassemble les professionnels du secteur et les acheteurs potentiels depuis jeudi. Malgré un marché automobile en berne depuis bientôt dix ans, les concessionnaires diversifient leurs offres proposant tout type de véhicules.

Le salon du 4x4 devrait-il être renommé en salon de l’automobile ? La question se pose au vu de la diversité des véhicules proposés depuis l'ouverture du salon jeudi 8 juillet. Même si la star du salon reste le traditionnel pick-up, les concurrents se font de plus en plus nombreux. SUV, crossover ou crossback, les acheteurs se tournent désormais vers des modèles intermédiaires qui ne sont plus systématiquement des quatre roues motrices.
 

La part des pick-ups a baissé, le prix ayant fortement augmenté offrant donc moins d'accessibilité. En revanche, on a constaté une forte progression, de la catégorie SUV et crossover, qui cannibalise tous les segments.

Hervé Gibus, directeur marketing du groupe Jeandot



Même si 600 véhicules de plus ont été vendus en 2020, par rapport à 2019, sur une plus longue période, le constat n'est pas le même. Le marché de l’automobile a, en effet, du mal à retrouver ses couleurs d’antan. De 14 000 immatriculations en 2010 à 9 400 en 2020. L'espoir reprend cette année, avec une légère reprise constatée depuis janvier. "Le marché de l'automobile se porte mieux, puisque sur les six premiers mois de l'année, on constate une forte progression, de l'ordre de 12%", indique Hervé Gibus. 

Les hybrides ont la cote

Un marché qui inclut aussi celui des véhicules hybrides, en forte augmentation depuis quelques années, selon Patrick Levanchaud, chargé d’études véhicules à la DITTT. "Pour les véhicules hybrides, en 2016, on a immatriculé une centaine de véhicules, c'est un marché qui augmente très rapidement pour arriver en 2020, avec 510 véhicules soit cinq fois plus d'immatriculations par rapport à 2016."

Par ailleurs, le véhicule 100% électrique reste le parent pauvre de l’automobile calédonien avec seulement 70 immatriculations sur le territoire. 

 

A la recherche du 4X4 électrique

C’est un véhicule de type SUV, que rien ne distingue au premier abord d’un 4x4 classique. Mais celui-là ne fait pas de bruit et n’émet ni CO2 ni particule. "Celui-là fait 500 chevaux et a une autonomie de 500 km", explique Benoît Legras, commercial chez un concessionnaire spécialisé.

Le modèle est arrivé il y a un mois mais a déjà séduit quatre acheteurs, dont Stéphane, qui vient de se décider. Ce sera son prochain véhicule. "C’est un vrai 4x4 avec une motorisation exceptionnelle", raconte-t-il, visiblement sous le charme de sa nouvelle acquisition. "Le thermique, c’est fini. On a déjà une petite citadine électrique, on est ravis. On est équipé en panneaux solaires, donc c’est économique et écologique".
 
Car c’est là le véritable problème de l’électrique : l’alimentation n’est pas toujours très verte lorsque l’on se branche sur le réseau. Mais à ce problème, une solution. Pour ça il faut passer voir Vincent sur le stand juste à côté. Il y a six mois il a lancé Industrium, une entreprise "spécialisée  dans les infrastructures de recharges". Il propose des bornes de charge rapide pour les sociétés et les particuliers. Et même des carports photovoltaïque". "En Calédonie où on a beaucoup de soleil, il y a vraiment un intérêt à coupler véhicule électrique et des panneaux photovoltaïque. En 4 ans, vous rentabilisez votre investissement".
Le point noir vient plutôt du manque de bornes de recharge rapide sur le territoire. Car si l’on peut aller sans problème à Poum avec son 4x4 électrique, il faudra le recharger sur place. Et sur une prise 220 volts classique, il faut compter 10 heures de temps de charge, contre 1h30 sur une borne dédiée.

Le reportage de Charlotte Mannevy 

A la recherche du 4X4 électrique