#SansTabou : un outil pédagogique pour sensibiliser les plus jeunes aux violences sexuelles

éducation
jeu #sanstabou
©Christian Favennec

Créé par l'association CP2S, le comité pour la promotion de la santé sexuelle en Calédonie, le jeu #SansTabou est destiné aux écoliers, collégiens et lycéens. Un outil pédagogique qui vise à sensibliser un jeune public aux problèmes de violences, particulièrement présent sur le Caillou.

#SansTabou est bien plus qu'un simple jeu pour enfants. Il a été créé pour lutter contre une sombre réalité : celle des violences sexuelles. En Calédonie, deux tiers des victimes de ces violences sont mineures. Le baromètre santé jeunes souligne que la violence s’installe dès le plus jeune âge.

Aborder la question des violences par le jeu

Ce jeudi 26 mai, les élèves de CP de l’école Jacques-Clavel au Mont-Dore, ont pu découvrir le jeu; un moyen ludique de s’approprier des notions essentielles comme le respect des autres et de soi-même. "Cela fait partie des programmes d’en parler. L’aborder par ce jeu, avec ces petites images, qui parlent des relations que l’on doit avoir les uns envers les autres, je pense que c’est très important", explique Sabrina Cuer, la directrice de l’école Jacques-Clavel.

jeu #sanstabou
©Christian Favennec


Imaginé par l’association CP2S, le jeu #SansTabou est 100% local. Il a récemment été distingué par un prix au concours international de prévention des violences sexuelles. Deux versions sont disponibles : une pour les tout-petits, une pour les collégiens et lycéens.

"Ils comprennent tout de suite ce que l’on veut faire, ils dialoguent facilement sur les différents sujets. On les pousse aussi à réfléchir (…) sur qu’est-ce qu’on peut faire en tant que victime, en tant que témoin.

Amélie Gauquelin, directrice de l’association CP2S

 
Tous les établissements scolaires de la province Sud seront prochainement dotés de cet outil pédagogique. Les abus, les agressions ou encore les bisous forcés entre enfants : ce sont autant de questions qui sont abordées dans ce jeu, accessible dès l’âge de 3 ans.

Le reportage d'Yvan Avril et Christian Favennec.