Des scouts calédoniens en route pour Yogyakarta

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Scouts laïcs en voyage pour l'Indonésie, 27 janvier 2020
La joyeuse troupe a embarqué lundi, à la mi-journée. ©Scouts laïcs de Nouvelle-Calédonie
Trois mois après le jumelage qui a eu lieu au Mont-Dore avec les scouts de Yogyakarta, une trentaine de scouts laïcs de Nouvelle-Calédonie sont partis retrouver leurs nouveaux amis sur l'île indonésienne de Java. Des éclaireurs qui vont vivre une aventure d'une quinzaine de jours. 
L’Indonésie, un pays qui a fait du scoutisme un mouvement national éducatif, extrêmement répandu et très actif dans la société. Il compterait à lui seul huit millions de membres. Comme les scouts javanais de Yogyakarta, que trente scouts laïcs du Caillou s’en vont rencontrer. Les uns et les autres se sont en effets jumelés en octobre 2019 au Mont-Dore, lors d'une cérémonie à la case des communautés.  
 

Découverte et partage d'expérience

Les éclaireurs en partance sont âgés de onze à quatorze ans, et accompagnés de six encadrants. Le départ a été donné ce lundi midi pour un voyage d’une quinzaine de jours, dédié à la découverte et au partage d’expérience, à Java mais aussi Bali. Avant de prendre l’avion, le président de l’association des scouts laïcs de Nouvelle-Calédonie en précisait les objectifs.
 

Un scoutisme «complètement différent du nôtre»

«C’est d’une part de découvrir le scoutisme qui se pratique en Indonésie, qui est complètement différent du nôtre, dépeint Michel Revercé. Et en même temps, ça permet de donner à nos jeunes Calédoniens une dimension du mouvement, qui compte plus de quarante millions d’adhérents  dans le monde. Ensuite, c’est de voir quelles sont les pratiques, sur le plan technique, par exemple l’utilisation du bambou… Ils ont un scoutisme très fondamental, très attaché à tout ce qui est us et coutumes.»
 
Le blason du jumelage avec les scouts de Yogyakarta, à Java.
Le blason du jumelage avec les scouts de Yogyakarta, à Java. ©Socuts laïcs de Nouvelle-Calédonie


Une bande de copains qui dorment sous la tente

Des scouts aux habitudes différentes, unis par une même philosophie. Depuis le début du vingtième siècle, elle n’a pas changé. «Le fondateur, c’était Baden Powel et l’idée est de faire un monde fraternel, un monde meilleur, rappelle Michel Revercé. Après, en ce qui concerne les pratiques, qu’on soit en Nouvelle-Calédonie, en Thaïlande ou en Indonésie, on dort sous la tente, on est une bande de copains…» 
 

Retour le 12 février

Et pas juste le temps d’un camp ou d’une aventure comme celle-ci. «Ce sont des gamins qui restent un certain nombre d’années ensemble. On en a qui sont entrés à sept ans, qui en ont maintenant 35, sont pères de famille et continuent à œuvrer dans le mouvement comme encadrants.» Retour prévu le 12 février… pour les éclaireurs. Car les pionniers, une autre tranche d'âge dans le mouvement, doivent participer au jamboree qui rassemblera les scouts en juillet 2020, toujours à Yogyakarta. 
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