La splendeur de l’Océanie détaillée sur la coque d’un catamaran

art
Graffeurs catamaran 1
©Laura Schintu / NC1ère
Réaliser des graffs sur la coque de son navire, c'est l'idée singulière qui a germé dans l’esprit d’un particulier, propriétaire d’un catamaran à Nouméa. Pour décorer la coque de son bateau, il a fait appel à deux jeunes artistes locaux.
Lassé de voir naviguer sur les flots de sempiternelles coques blanches, Jérôme Troyat, propriétaire d’un catamaran à Nouméa, a choisi de transformer son bateau en œuvre d’art. Pour cela, il a fait appel à Jordan et Yekso, graffeurs locaux d’une trentaine d’années, qui connaissent leur art sur le bout des doigts. C’est pourtant la première fois, qu’ils réalisent une œuvre sur la coque d’une telle embarcation.
Graffeurs catamaran 2
©Laura Schintu / NC1ère
 

Il y a quelques petites choses à faire en plus. Là, c’est un travail sur un bateau. À la fin, il faut mettre un vernis, il faut également mettre du camouflage pour ne pas salir autour. C’est un peu plus technique que sur un mur - Jordan Matropaviro, graffeur


Créativité

« Il faut s’adapter au niveau du geste et de la précision. On doit faire attention à ne pas avoir de surcouche de peinture. C’est une première, mais en qualité technique, ça serait vraiment intéressant de continuer ça sur d’autres bateaux », assure de son côté l’artiste Yekso, président de l’association « couleurs du pays ». 
Graffeurs catamaran 3
©Laura Schintu / NC1ère

Défi relevé haut la main par les deux artistes, qui ont pu exprimer toute leur créativité, à partir d’un thème choisi.
 

Mon bateau s’appelle Zealandia, ce qui représente le nouveau continent qui comprend la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Calédonie et l'île de Norfolk. Alors j’ai choisi justement des thèmes qui touchent notre nouveau continent. C’est pour ça qu’il y a des visages maoris, kanak ou encore européens - Jérôme Troyat, propriétaire du catamaran.


Ce jeudi, le Zealandia pu reprendre la mer, en arborant fièrement les reflets de ces multiples visages et de la virtuosité des graffeurs locaux, au gré des vagues. 

Le reportage de Laura Schintu : 
©nouvellecaledonie
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