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Les stocks mondiaux diminuent, le cours du nickel en profite

Le prix du métal gris, produit en Nouvelle-Calédonie, a atteint un petit sommet, avant de conclure la semaine plus sobrement. Le pic annuel, pour ce début d’année 2019, a été de 13.382 dollars la tonne, vendredi matin, au LME de Londres.
 

Plaques de nickel pur dans un entrepôt du London Metal Exchange © Alain Jeannin
© Alain Jeannin Plaques de nickel pur dans un entrepôt du London Metal Exchange
  • Par Alain Jeannin
  • Publié le
La Bourse des métaux de Londres a ressenti, plutôt positivement, la moindre croissance du PIB aux Etats-Unis. La croissance a ralenti, mais moins que prévu. Pas de surprise, bonne surprise en ont déduit les analystes de la City qui ont préféré voir le verre à moitié plein. Et d'autant que l’indice PMI (manufacturier) de Chicago est ressorti, de son côté, à son plus haut niveau depuis décembre 2017.
Les freins pour les matières premières et le nickel ? La remontée du dollar qui renchérit l’achat des métaux industriels, et des doutes persistant sur la croissance de l’économie chinoise.

Les stocks de nickel, sous mandats, dans les entrepôts mondiaux du LME ont chuté au plus bas depuis décembre 2012. Ce constat a été fait par l'ensemble des analystes et des industriels. Pour l’anecdote, la crainte, vite effacée, d’une pénurie de nickel, a fait que quelques lots ou contrats ont été échangés, vendredi en matinée, à des cours supérieurs de 720 % au prix du marché. Cette petite bulle spéculative a fait pschitt…
 

Les nouvelles du nickel

Les quelques informations provenant du secteur ont montré des données plutôt favorables. Ainsi, la société minière indonésienne Antam a indiqué qu’elle entendait répondre à la forte demande chinoise de nickel, par une augmentation de 12 % de ses exportations en 2019. Antam compte ainsi exporter plus de 10,5 millions de tonnes de minerai. De son côté, le marché des métaux de Shanghai (SMM) a rapporté que les importations de ferronickel en Chine ont augmenté pour le troisième mois consécutif, pour atteindre 154.000 tonnes, le niveau le plus élevé depuis mai 2017. Glencore, dans son rapport annuel 2018, a souligné la montée en puissance de son usine de ferronickel du Koniambo (KNS) en Nouvelle-Calédonie. Elle devrait atteindre sa pleine puissance, d’ici 2022 au plus tard, a indiqué la multinationale anglo-suisse. Enfin, le producteur Anglo American a déclaré que le marché du nickel resterait déficitaire jusqu’en 2021 rejoignant les prévisions de Glencore. "Les producteurs de nickel constatent une forte demande du secteur de l’acier inoxydable et, si la demande pour les véhicules électriques est encore faible, elle augmente considérablement" indique Dee Pera analyste chez Marex Spectron, l’un des principaux négociants de nickel à Londres.

De quoi voir l’avenir en rose ? Pas vraiment. Les analystes de Capital Economics, toujours à Londres, ont estimé que la hausse actuelle du nickel et des métaux industriels n’est "pas justifiée" puisqu’ils continuent de parier sur un ralentissement de la croissance mondiale.

Au LME de Londres, la tonne de nickel pour livraison dans trois mois s’échangeait vendredi  13.162 dollars la tonne ou 5,97 dollars la livre (+0,78 %) à 19H00 GMT, en progression de 1,37 % sur la semaine.
 

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