Une stratégie anti-moustiques à 160 millions

santé
Larve de moustique anophèle.
Larve horizontale d'anophèle sous la surface de l'eau. ©Université de Floride
Un plan d’envergure pour faire face à un risque sanitaire majeur: la Nouvelle-Calédonie vient de valider sa stratégie pour éradiquer les deux nouvelles espèces de moustiques repérées ces derniers mois : l’aedes scutellaris et l’anophèle.
160 millions de francs, c’est le coût du plan d’intervention contre l’aedes scutellaris et l’anophèle. Les deux nouvelles espèces de moustique, porteuses du paludisme et de la fièvre jaune. L’enveloppe est à la hauteur de la menace pour la Nouvelle-Calédonie, mais aussi pour la région. Les espèces visées sont sur la liste rouge, pour ne pas dire noire, de l’Organisation mondiale de la santé.

Une alerte majeure de santé publique

Leur détection pour la première fois en Calédonie constitue une alerte majeure de santé publique au titre du règlement sanitaire international, ou RSI. Traité qui vise à diminuer le risque d'introduction de maladies entre les pays. D'ailleurs, l'OMS oriente et suit la Nouvelle-Calédonie dans l’élaboration et la conduite des opérations. L'entomologiste australien Peter Whelan a été dépêché exprès. Son avis : il est possible d'éliminer les fameux moustiques, dont le docteur Jean-Paul Grangeon nous rappelle le danger. Ecoutez le directeur-adjoint de la Dass.

Epandage à partir du 9 octobre​

Le plan du gouvernement prévoit, d’une part, l’éradication des larves et des spécimens adultes de moustiques sur la région de Tontouta. Il organise aussi le contrôle des milieux sensibles. Les opérations d’épandage massif de larvicide par voie aérienne débuteront le lundi 9 octobre. Un traitement absolument sans risque, assure le docteur Grangeon.

Lambda-cyhalothrine

A noter qu’un autre produit sera utilisé en parallèle mais en quantité limitée: le Lambda-cyhalothrine, un adulticide qui sera pulvérisé pour créer une sorte de barrière chimique autour de la zone touchée. 

La zone à traiter, et avec quels produits


Carte des zones de traitement
©Document Dass

Réunion d'information

Une réunion d'information était organisée ce jeudi soir, à la mairie annexe à Tontouta, à destination des habitants qui vivent dans la zone à risque. C'est-à-dire dans un périmètre de trois kilomètres. Voici le document d'information préparé à leur intention.

Comment se protéger dans la zone à risque

 

Conseils aux habitants de la zone à risque

• Protégez-vous des piqûres de moustiques et consultez votre médecin en cas de fièvre.

• Ramassez, curez, retournez ou jetez tous les gîtes artificiels.

• Videz l’eau des plantes «réceptacle» une fois par semaine ou mettez-y du larvicide.

• Appelez (gratuitement) le numéro vert de la Dass, le 05 11 03, s'il y a des larves dans l’eau de vos plantes ou si vous voyez un moustique qui ressemble à l’anophèle.

• Ne déplacez aucune de vos plantes à l’extérieur de votre propriété. Le moustique pourrait coloniser de nouvelles zones, ce qui compromettrait le plan d’éradication.