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Suite à l'accident sur un chantier à Pouembout: le point avec l'inspection du travail

accidents
Chantier réglementation
©David Sigal
La Gendarmerie de Koné doit aujourd’hui déterminer les circonstances de l'accident. 
En parallèle, l’inspection du travail est à pied d'oeuvre. 
Depuis ce mercredi, un agent est sur le terrain.
Quelles sont ses missions ? Réponses avec Cédrick WAKAHUGNEME. 

L’enquête se poursuit après l’accident sur un chantier de Pouembout qui a coûté la vie à un ouvrier.

L’homme, un quinquagénaire, intervenait sur le chantier du FSH à deux pas du complexe aquatique de Pouembout.
Le drame s’est produit en fin de matinée. L’ouvrier est mort écrasé par le godet d’une tractopelle. Les enquêteurs de la brigade de Gendarmerie de Koné doivent aujourd’hui déterminer les circonstances exactes de cet incident.
En parallèle, l’Inspection du travail a également ouvert une enquête.

Quelle est sa mission? 

La mission d’un agent de l’Inspection du travail est double. Il assure dans un premier temps le contrôle et les respects de la règlementation en matière de sécurité sur tous types de chantiers. Il apporte aussi des conseils avisés aux salariés et aux employeurs.
Dans le cas d’un accident du travail, l’agent va essayer de comprendre ce qui s’est réellement passé. Premier acte de ses investigations : l’écoute. Il entendra l’ensemble des parties : les salariés, les chefs d’équipes et l’employeur.
L’objectif de sa mission est de recueillir un maximum d’éléments de terrain pour établir la responsabilité des uns et des autres aux moments des faits. L’agent peut être appuyé dans sa démarche par un ingénieur de l’Inspection de travail pour un soutien technique.
Dans la majorité des accidents du travail, manquement et respect de la règlementation sont régulièrement pointé du doigt. C’est le cas, le plus souvent dans le secteur du BTP, un secteur jugé très accidentogène par les spécialistes.
Avec l’ensemble de ses éléments, un procès verbal est rédigé. La décision sera prise au finale par le Procureur. La sanction peut-être financière et dans certains cas, un emprisonnement pour les employeurs fautifs. 
 

Bilan provisoire de l'enquête de la Direction du travail

Trois éléments clés ont été pointés du doigt par les enquêteurs (Direction du Travail) : la vétusté des engins, le personnel non formé pour le type de matériel et l’employeur plusieurs fois averti par l’inspection du travail pour des manquements à la sécurité.
 
 
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