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Un syndicat du CHT pointe les «nombreux services sinistrés», la direction contre-attaque

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Médipole illustration
Médipôle, photo d'illustration. ©Martine Nollet / NC la 1ere
Deux ans après le déménagement au Médipôle, le SPH, nouveau syndicat de la santé en Calédonie, dénonce une «dégradation du service public hospitalier» assuré par le CHT. La direction de Gaston-Bourret reconnaît des difficultés de recrutement dans certaines spécialités, mais récuse les accusations.
Communiqué, et contre-communiqué. Le syndicat du service public hospitalier de Nouvelle-Calédonie livre une vision au vitriol de la situation au CHT en ce début d'année. «De nombreux services sont sinistrés», décrit le SPH, créé l'an dernier, dont les médecins mettent en cause la gouvernance de Gaston-Bourret, le turn-over des spécialistes et leurs conséquences pour les patients.
 

«Dégradation des relations»

«En quelques mois, un nombre considérable de médecins du CHT ont préféré quitter leur poste, définitivement ou temporairement, en raison de la dégradation des relations entre management et communauté médicale», affirme le syndicat. Et d'énumérer 25 exemples de «démissions, suspensions, jetages d'éponges divers et variés constatés chez les médecins poussés vers la sortie par la direction»: des pneumologues, des cardiologues, des endocrinologues... Autant de situations qui auraient mené «à la fermeture passée totalement inaperçue de services ou de filières du CHT ou à des services en grande précarité».
Ecoutez le Dr Jacques Robert, du SPH, au téléphone d'Angélique Souche.  

Mise en cause «infondée et diffamatoire»

La réponse est arrivée sous la forme d'un démenti cinglant diffusé en fin de journée. «Notre établissement composé de 562 lits et plus de 2200 agents, dont 200 médecins, répond en permanence à son engagement de qualité, de sécurité et de continuité du service public en partenariat avec les établissements hospitaliers privés et publics», écrivent la présidente du conseil d'administration du CHT et le directeur. Jacqueline Bernut et Dominique Cheveau évoquent des «services et organisations mis en cause de manière infondée et diffamatoire».
 

Contre-attaque

Et ils contre-attaquent: «Il est regrettable que des médecins sanctionnés pour des motifs graves critiquent et mettent en péril le bon fonctionnement du centre hospitalier en mettant en cause les compétences et l’organisation de l’ensemble de la communauté hospitalière, dans la prise en charge des patients.» Direction et présidente «réaffirment leur vigilance pour le bon fonctionnement et la continuité des soins, et mettent en permanence tout en œuvre pour trouver des solutions adaptées». Mais n'ont pas souhaité réagir, pour l'instant, autrement que par ce communiqué. 
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