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Tanéo : un numéro pour signaler les incivilités

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Numéro d'urgence Tanéo
©Nicolas Fasquel
Depuis ce dimanche, les usagers du réseau peuvent signaler les actes de dégradation qu'ils constatent en appelant un numéro dédié. Un dispositif inspiré des outils Australiens qui a toutefois fait parler sur les réseaux, car il n’est pas gratuit. 
Les passagers peuvent saisir le 73.74.00, numéro mis en œuvre par les professionnels du réseau, tous les jours de 5h à 22h, pour signaler des incivilités à bord des bus ou aux arrêts. « On a été inspiré de ce qui s’est passé depuis le lancement, dans la mesure où on a des personnes qui nous ont déjà appelé pour nous avertir de dégradations. Je pense à une dame qui nous avait appelé pour nous avertir que trois jeunes étaient en train de vandaliser un automate. Grâce à son appel, on a pu très vite les intercepter », assure Déborah Chombeau, responsable marketing et communication du réseau CarSud et Tanéo. 
 

Appels payants

Tanéo numéro d'urgence
©Nicolas Fasquel
En un peu plus d’un mois, le coût des incivilités atteint déjà sept millions de francs, contre vingt millions par an, avant le lancement du réseau de transports urbains. « On a eu pas mal de dégradations d’automates, de sièges, des tags ou bien des coups de cutter dans les sièges, c’est assez désolant. Par ce numéro-là on alerte les citoyens à avoir un comportement de citoyen », ajoute la professionnelle du réseau.

Si les usagers semblent plutôt favorables au signalement, ils déplorent le fait que l’appel soit payant, comme le montrent les messages postés sur les réseaux sociaux et les réactions recueillies dans la rue. « S’il y a un car qui se fait caillasser on peut appeler tout de suite sur le numéro vert mais au final on est obligé d’avoir du crédit pour le faire. C’est une bonne initiative mais aussi un inconvénient », témoigne Paul Utramadra, usager. 

Le dispositif s’inspire du principe Australien « if you see it, say it » traduit par, « si tu le vois, témoigne ». Pas sûr toutefois que les Calédoniens aient la même mentalité que nos voisins Australiens.

Le reportage de Caroline Antic-Martin et Nicolas Fasquel
©nouvellecaledonie
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