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Le tarif de la viande importée grimpera début février

agriculture
Viande Porc prix à la hausse 1
©Nc1ère
À partir du 1er février, les viandes importées subiront une augmentation tarifaire globale de 9%. Le résultat d’un manque de viande de porc dans le monde, dû à la fièvre porcine africaine, qui a décimé 25% des porcs de la planète. 
Ragout, steack haché ou encore sauté de veau… les produits carnés de grande consommation verront leurs prix modifiés, à partir du 1er février. À cette date, la viande importée augmente globalement de 9%. +22% sur les viandes porcines, +13% sur les viandes ovines et +6% sur les viandes bovines. Les professionnels de la filière en Nouvelle-Calédonie devront s’adapter à cette revalorisation tarifaire. « On est en train de travailler sur les prix, forcément il va y avoir une répercussion. On essaie de faire au mieux pour qu’elle ne soit pas la plus forte possible » témoigne Laurent Houdié, gérant d’une boucherie locale. 
 
Prix viande hausse 2
 

Fièvre porcine africaine


Comment expliquer cette augmentation généralisée des prix sur la viande importée ? La responsable, c’est la fièvre porcine africaine, une maladie qui a décimé en deux ans un quart des porcs de la planète. « Cette hausse des viandes importées est lié à la crise mondiale de la peste porcine africaine qui affecte notamment la chine qui est le plus gros pays producteur de porc… et cette crise engendre une augmentation des tarifs de cette viande porcine, mais également par report de consommation sur le bœuf et l’agneau », assure Samuel Prevost, directeur adjoint de l’OCEF.

« Le gouvernement et l’ocef ont été obligés d’augmenter leurs marges parce qu’ils achètent beaucoup plus cher à l’étranger. Tous les pays sont dans la même situation, nous heureusement on a une production locale », renchérit Guy Monvoisin, président de l’interprofession viande de Nouvelle-Calédonie. Malgré le travail quotidien des éleveurs du caillou, la production locale ne couvre qu’une partie de la consommation du territoire. Le recours à l’importation est donc indispensable. 

Le reportage de Laura Schintu, Patrick Nicar et Mathieu Niewenglowski :
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