Toujours pas de président au gouvernement

gouvernement de nouvelle-calédonie
L'entrée du gouvernement calédonien, mardi 2 mars.
L'entrée du gouvernement calédonien, mardi 2 mars. ©Coralie Cochin / NC la 1ere

Nouvelle tentative d'élection et nouvel échec. Le 16ème gouvernement continue de gérer les affaires courantes et l'Etat reprend la main sur le budget de la Nouvelle-Calédonie . 

[MISE À JOUR AVEC RÉACTIONS]

C’était la troisième tentative, et c’est un nouvel échec. Le 17ème gouvernement de la Nouvelle-Calédonie n’a toujours pas de président à l'issue des deux tours de scrutin. Ses membres étaient convoqués ce matin pour tenter une nouvelle fois de désigner leur chef de file mais sans succès.

Une fois encore trois candidats briguaient le siège : Thierry Santa pour les Loyalistes, Samuel Hnepeune pour l’UC-FLNKS et Nationalistes et Louis Mapou pour l’UNI. Ils ont récolté respectivement quatre, trois et trois voix.  On compte également un bulletin blanc. Aucun d’entre eux n’a donc la majorité absolue.

Election (ratée) du gouvernement, 17 février 2021 : Santa, Hnepeune, Mapou
Thierry Santa, Samuel Hnepeune et Louis Mapou étaient candidats à la présidence du gouvernement. ©NC la 1ere

Les conséquences

Le 16ème gouvernement continue donc de gérer les affaires courantes et donc la crise sanitaire du Covid.

En revanche, c’est donc bien l’Etat qui va désormais gérer le budget de la Nouvelle-Calédonie. Le haut-commissaire a saisi ce jour la chambre territoriale des comptes pour arrêter le budget 2021. 

Les explications de Laurent Prévost, au micro de Dave Waheo-Hnasson et David Sigal 

Les réactions

Les indépendantistes ont demandé l’organisation de deux tours de scrutin. « Je pensais qu’on allait élire sur la base de ce qu’avait dit le président Goa, je constate qu’il n’en est rien » commente Louis Mapou, le candidat de l’UNI qui indique que les discussions se poursuivent tout de même : 

Retrouvez ci-dessous le communiqué de l'UNI : 

L’autre candidat indépendantiste à la présidence du gouvernement, Samuel Hnepeune, pour l’UC-FLNKS et Nationalistes, estime de son côté qu’il est urgent de trouver un accord : 

Isabelle Champmoreau, élue Avenir en confiance au gouvernement, constate que cette tentative d’élection a vu « se sceller le désaccord » des indépendantistes : 

Pour l’Avenir en confiance, on « atteint le degré zéro » : 

Générations NC évoque de son côté une « guerre des égos » 

Après l'échec de ce vote , plusieurs autres leaders politiques se sont exprimés. Ecoutez les réactions de Sonia Backès, présidente de la province Sud, Aloisio Sako membre du bureau politique du FLNKS, Philippe Dunoyer, porte-parole Calédonie ensemble et Jacques Lalié président de la province des Îles.