Transition énergétique : un accord-cadre pour décarboner l’industrie du nickel

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Signature accord-cadre sur l'évolution de la production énergétique pour la métallurgie du nickel
L'accord-cadre sur l'évolution de la production énergétique pour la métallurgie du nickel a été signé le 24 mai 2022 ©SLN
Un accord-cadre sur l'évolution de la production énergétique pour la métallurgie a été signé ce 24 mai. La Nouvelle-Calédonie vise non seulement l'autonomie énergétique, mais elle veut décarboner le plus possible, et devenir une référence dans ce domaine.

La production d’électricité décarbonée fait consensus et l’objectif est d’inverser la tendance dans le mix énergétique calédonien. Aujourd’hui, 80 % de l’électricité du pays est d’origine fossile. On vise désormais un ratio de 70/30 en faveur des énergies renouvelables. Écologie rime aujourd’hui avec économie.

Un double avantage environnemental et économique

"Il y a un double avantage à cet accord, c’est un, améliorer les conditions environnementales, c’est un des objectifs du gouvernement, mais c’est permettre aussi aux industriels d’être plus compétitifs sur le marché pour préserver les emplois" explique Christopher Gygès, membre du gouvernement en charge de l’énergie. "Et donc vraiment, à cet accord qui est historique, il y a cet objectif d’environnement et d’amélioration de la compétitivité".

Une dynamique vertueuse et profitable

L’accord-cadre signé ce mardi 24 mai par le gouvernement, la province Sud, Enercal, la SLN et Prony Resources a aussi pour ambition de réduire les énergies fossiles et leurs prix fluctuants sur le marché. Les industriels ont tout à gagner à accompagner une dynamique vertueuse et profitable.
"Ce qu’on veut surtout dans le cadre de cette transition énergétique globale au niveau du Territoire, c’est acheter, consommer beaucoup plus d’énergies renouvelables, donc à priori photovoltaïques, qui ont besoin d’être stockées, donc associées à des unités de stockage batteries ou hydrauliques" commente Guillaume Verschaeve, le directeur général de la SLN.
"Pour des clients par exemple comme Tesla, c’est très important pour eux comment le nickel a été produit, dans quelles circonstances, dans quelles conditions..." explique Béatrice Pierre, directrice générale de Prony Resources. "Donc tout ce qui est environnemental, développement durable, santé-sécurité de nos employés, c’est quelque chose qu’on doit mettre en premier plan pour pouvoir vendre notre nickel. Donc un nickel vert, c’est beaucoup plus compétitif".

Aujourd’hui, la Nouvelle-Calédonie se dirige vers une métallurgie plus verte grâce à des unités de stockage d’énergie qui permettent à terme de moins polluer tout en maîtrisant mieux les coûts de l’énergie, souvent parmi les tout premiers postes de dépenses des industriels.

Le reportage d’Erik Dufour et Carawiane Carawiane 

©nouvellecaledonie

A lire ci-dessous l'accord-cadre :