Deux nouveau cas de Covid-19 dont un "cas contact"

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©Laura Schintu
Deux cas supplémentaires de Covid-19 ont été enregistrés à l'issue de cette journée.
Ce jeudi, sur les 148 tests effectués, deux personnes ont été testées positives au virus dont un "cas contact". La Nouvelle-Calédonie compte à ce jour dix-huit cas confirmés par dépistage au Covid-19.


 
Ce soir, ce sont deux cas supplémentaires de coronavirus qui ont été testés positifs au Covid-19 sur les 148 tests organisés ce jeudi.

Un cas « contact » à 13h
Lors du point presse du gouvernement de 15h, Valentine Eurisouké, membre du gouvernement en charge notamment du plan Do Kamo a confirmé qu'un "cas contact" avait été détecté positif sur les 71 tests pratiqués ce jeudi matin.
La personne malade a été placée en isolement au Médipôle et « les investigations sont en cours pour retracer le parcours de ce cas qui a été en contact avec une personne déjà confirmée positive au Covid19 ».

Reportage Alix Madec et Laurent Corsi
©nouvellecaledonie

 

18 cas confirmés au Covid-19

La Nouvelle-Calédonie compte à ce jour dix-huit cas confirmés par dépistage au Covid-19 dont un cas autochtone et un cas "contact".
A noter, que le patient guéri a été autorisé à rejoindre son domicile hier. Il sera sous surveillance durant une semaine.
Le gouvernement indique également que la personne placée en réanimation dimanche est dans un état stable.
 

Protocole en cas de guérison

Les personnes positives au Covid-19 qui sont guéries seront soumises à un confinement surveillé à domicile durant sept jours. Dans le cas présent, le patient guéri a subi deux prélèvements à 48 heures d'intervalle. Les résultats sont négatifs. Il a donc été autorisé à se rendre chez lui. A noter que le patient guéri n'a pas été traité à la chloroquine. Ce protocole sera étayé au fur et à mesure de la situation sanitaire. 

 

Plus de 1400 dépistages !

Valentine Eurisouke a également indiqué que plus de 1400 dépistages ont été réalisés à ce jour.

« Il est important de se faire dépister. Nous vous encourageons à le faire. J’invite les populations de l’intérieur et des Iles à se faire dépister en cas de symptômes. Nous devons rester vigilants et limiter la propagation du Covid-19 ».

Elle a rappelé par ailleurs que 48 000 calédoniens sont malades chroniques, « il s’agit de personnes fragiles en période d’épidémie qu’il faut donc protéger  avec le respect des gestes barrières et la distanciation sociale ».

 
Supports de communication

« Vous avez été nombreux à nous demander d’adapter nos messages », a souligné la membre du gouvernement. Des supports de communication adaptés seront donc émis par le gouvernement.

« Nous travaillons également avec l’Académie des langues kanak pour les traductions ainsi qu’avec des artistes volontaires pour faire passer des messages ».

 


Premiers rapatriements ce vendredi

Deux vols en provenance de Sydney et de Tokyo sont attendus demain à l’aéroport de La Tontouta. Les passagers seront soumis à des contrôles très stricts a affirmé Valentine Eurisouké.

 « Nous avons de véritables urgences à l’extérieur avec le retour des résidents calédoniens.Tous seront en confinement surveillé ».


Le plan de rapatriement des Calédoniens est fonction des critères prioritaires décidés par le gouvernement (les personnes ayant des problèmes de santé, le personnel médical, les personnes avec difficultés financières, les familles avec enfants) et de la capacité d’accueil des hôtels.
 

Procédure sanitaire très stricte

« Nous devons nous assurer que chaque personne qui rentre sur le territoire ne va pas introduire le virus. Les mesures ont donc été renforcées », a indiqué le médecin de la DASS.

Les personnes rapatriées seront soumises à diverses mesures de contrôle à toutes les étapes de leur trajet :

 • Les personnes inscrites sur les listes des personnes qui souhaitent être rapatriées en Nouvelle-Calédonie sont soumises à un questionnaire médical et doivent deux fois par jour transmettre à la DASS des informations sur leur état de santé (température, symptômes grippaux).

 • avant l’embarquement : les informations sanitaires communiquées par les passagers seront contrôlées par un médecin. Chaque passager se verra remettre un kit avec des masques et du gel hydroalcoolique en quantité suffisante en fonction de la durée du vol ;

 • pendant le vol : les avions seront remplis à la moitié de leur capacité pour que les passagers puissent être suffisamment espacés.

• à l’arrivée à La Tontouta : les passagers seront examinés par un médecin. En fonction des résultats, ils seront dirigés soit vers le Médipôle pour ceux qui auraient développé des symptômes, soit vers un hôtel pour y observer une quatorzaine. Les personnes en quatorzaine seront rigoureusement contrôlées deux fois par jour. Les chambres d’hôtels dédiées à la quatorzaine sont régulièrement désinfectées, de même que l’aérogare de La Tontouta et les avions.

Des médicament rationnés, et d'autres désormais délivrés par ordonnance

Un arrêté portant sur les mesures de fonctionnement du système de santé a été pris, hier mercredi par le gouvernement. Il porte sur deux axes :
 • la permanence aux soins pharmaceutiques et sur
 • les équipements de  protection individuelle.

Désormais, le patient ayant un traitement chronique pourra aller en pharmacie avec une ordonnance périmée, évitant  au patient de se rendre chez son médecin. Ayant une pathologie chronique, il est d'autant plus vulnérable au Covid-19, cette mesure lui permettra d'éviter toute exposition à un éventuel risque.

Contingentement des ventes de médicaments
Les anti inflamatoires non stéroidiens, du type Advil, seront désormais soumis à prescription médicale. Ils ne seront plus en vente libre. 

Concernant les médicaments à base de paracétamol, exemple : les Dolipranes, ils seront vendus au compte-goutte. Le contingentement des ventes de paracétamol sera à présent comme suit :
une boîte pour les personnes asymptomatiques (aucun symptôme)
deux boîtes pour les personnes ayant des symptômes de type : maux de tête.

Pénurie "mondiale" de médicaments
La Nouvelle-Calédonie n'y échappe pas, c'est une problématique qui s'inscrit dans un contexte mondial. Des molécules sont soient en quantité insuffisante sur le marché, soient contingentées par les laboratoires ou les autorités sanitaires.
A ce jour, pas de rupture avérée sur le territoire. Les pharmaciens gèrent au mieux leurs stocks notamment pour le Plaquenil.

" Pas de rupture de traitement avérée.

Il est donc inutile de sur-stocker des médicaments, au risque de désorganiser toute la chaine d'approvisionnement et donc de mettre en rupture de traitement certains patients."

Pharmacien inspecteur de la DASS


L'intégralité du point presse de ce jeudi 02 avril :