L'Usoenc conforte sa branche nickel

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Photo Bories Doniambo (10 avril 2017)
A son arrivée à Doniambo, le mois dernier, la future patronne d'Eramet avait été accueillie par le Soenc Nickel. ©NC1ère (Martine Nollet)
L'Usoenc conforte sa position de premier syndicat de Nouvelle-Calédonie, selon le verdict des dernières élections. S'ils restent à officialiser, les résultats ont été soumis aux organisations de salariés. La centrale de Milo Poaniewa confirme son assise dans la branche nickel. 
Signe de l’importance stratégique qu'a le secteur de la mine et de la métallurgie, le Soenc Nickel a été le premier à réagir au verdict des urnes syndicales. Des résultats qui doivent être officialisés, mais qui ont déjà été soumis aux syndicats de salariés. L'Usoenc atteint un nouveau record. La centrale de Milo Poaniewa passe la barre des 7300 voix, et conforte ses positions dans la branche nickel.
 

Majoritaire à KNS...

Pierre Tuiteala, secrétaire général du Soenc Nickel, se félicite surtout de la majorité obtenue à KNS. Malgré le licenciement de plusieurs dizaines de salariés locaux, le syndicat y conserve ses quatre sièges, sur les sept que comprend le comité d’entreprise. «On a toujours été sur le terrain, on a su expliquer aux adhérents, au personnel, interprète le représentant syndical. Je rappelle que le Soenc Nickel a été la seule organisation à déclarer que le plan social proposé par la direction de KNS a pas été justifié.»
 

... et la SLN

Le Soenc Nickel est également majoritaire à la SLN, et même représentatif à près de 62 % sur le site principal de Doniambo. Après une année 2016 critique, 2017 ne sera pas de tout repos. Objectif de réduction des coûts à tous les étages, avec parfois des répercussions attendues sur l’emploi : dans ce contexte, le Soenc nickel devra assumer sa responsabilité de syndicat majoritaire.
 

Sur fonds de cours bas

«Nos priorités, c’est bien le maintien des emplois, souligne Pierre Tuiteala. Et puis aussi accompagner les trois opérateurs, qui sont aujourd’hui en difficulté suite au taux du LME qui n'est pas la en ce moment.» Les cours du LME peinent difficilement à franchir la barre des 9 500 dollars la tonne en ce début du mois de mai. Un niveau qui condamne les trois usines calédoniennes à rester largement déficitaires.
Selon les résultats de ces élections, après l'Usoenc viennent l'USTKE (près de 4900 voix), l'UT-CFE-CGC (presque 4500 voix) et la CSTC-FO (quasiment 4000). 
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