Vacances scolaires : les structures hôtelières entre difficultés et succès en Nouvelle-Calédonie

À Boulouparis, les clients se font rare dans l'une des structures hôtelières de la commune, en ce premier jour de vacances scolaires.
Cette période de vacances scolaires sera-t-elle une aubaine pour les gîtes ou les établissements hôteliers? Pas si sûr! Quand certains sont pris d'assaut à Tontouta, d'autres sont désertés à Boulouparis. La faute au contexte social mais aussi aux intempéries des dernières semaines.

Un soleil radieux, de la chaleur et des vacances scolaires. Un cocktail d'ordinaire détonnant. Et pourtant. À Boulouparis, l'un des établissements hôteliers de la commune est désert. “Il a tellement plu, que les gens hésitent à réserver. C’est un pari. Nous on a eu de la chance aujourd’hui, mais comme ça change d’une heure à l’autre, je pense que les gens sont frileux à réserver”, révèle Manuela, cliente.

Météo et contexte social

La météo capricieuse peut être une première explication, mais pas uniquement. Le contexte social semble refroidir les Calédoniens.

Si le parcours du golf de la Ouenghi retrouve ses fidèles adeptes, les bungalows et le restaurant sont déserts. Une première en quatre décennies. “En ce moment, c’est le très calme. C’est dû au climat, et au climat politique. Ce sont deux choses dont les gens ont peur. C’est la première fois que c’est calme comme ça, depuis quarante-trois ans”, assure Dino Sacilotto, actionnaire d’un établissement hôtelier.

Chambres d'hôtes et gîtes animaliers

Les petites structures en revanche, font le plein. Pendant les vacances scolaires, les deux chambres d’hôtes d’Emilie Puymege accueillent des clients du territoire ou d’ailleurs. Elles sont même déjà réservées pour le mois de septembre. “On a une proximité avec l’aéroport [de la Tontouta]. On est à sept minutes, donc ça nous apporte beaucoup de clients étrangers. Pendant les vacances scolaires, ce sont plus des Calédoniens qui viennent du Nord. Et en dehors, beaucoup d’étrangers. Ils viennent d’Australie, de Nouvelle-Zélande ou de Métropole”, détaille la gérante de la structure hôtelière.

Les chambres ne sont pas les seules à faire le plein. Le compagnon d’Emilie, ancien moniteur et éducateur chenil dans l’armée a ouvert un gîte animalier. Il a été construit selon les normes françaises. À 2 200 francs CFP la nuitée par animal, le refuge ne désemplit pas. “C’est plein pendant les vacances scolaires mais aussi les grands week-ends ou les grandes vacances scolaires”, explique Jérôme Puymege.

Faut-il miser sur le tourisme de niche, ou se diversifier pour s’en sortir dans le secteur hôtelier? La question se pose aujourd’hui, à l’heure où la crise économique touche un grand nombre de secteurs d’activités sur le territoire.

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