Vale NC veut rassurer Rheebu Nuu et les coutumiers sur l’avenir de l’usine du Sud

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Usine du Sud
©NC 1ère
La direction de Vale NC a rencontré ce mardi l’association et les responsables coutumiers. Aucune garantie n’a été donnée sur la poursuite du pacte avec le futur repreneur de l’usine, mais le carnet de commandes se veut encourageant selon l’industriel.  
Sur les banderoles accrochées au grillage de l'usine, les slogans sont clairs et traduisent toute l’inquiétude du personnel et des sous-traitants. Pas question de toucher aux emplois à Yaté et dans le Grand Sud. 
Enfermés trois heures durant dans le gymnase de la base vie, les militants de Rheebu Nuu et les coutumiers du Sud ont évoqué l’avenir de l’usine et avec lui, celui du Pacte de développement durable dans le Grand Sud, qui les lie à Vale NC et à son repreneur potentiel. Un engagement signé le 27 septembre 2008 afin de cadrer les relations entre l’industriel et les populations locales, notamment sur la question du développement durable et de la participation des entreprises calédoniennes au projet. 
Antonin Beurrier et coutumiers
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Une responsabilité sociale et morale 

Ce mardi matin, Vale NC n’a apporté aucune garantie sur l’avenir du pacte. Pour autant, Raphaël Mapou, le secrétaire général de Rheebu Nuu, dit avoir « la conviction que les populations du Sud et Vale NC portent la même parole ». « Le  repreneur devra tenir compte du pacte de développement et vraiment intégrer à tous les niveaux les populations », rappelle Raphaël Mapou. 
« Nous sommes conscients de notre responsabilité sociale et morale dans cette période de transition difficile », signale Antonin Beurrier. Une responsabilité qui, selon le PDG de Vale NC, comprend non seulement le pacte mais aussi les 250 entreprises sous-traitantes de l’usine du Sud. 
Usine du Sud sous-traitants
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Des commandes pour cinq ans

La direction du complexe métallurgique met toutefois l'accent sur la situation de l’entreprise « qui n’est pas en capacité d’apporter quoi que ce soit comme garantie ». « La garantie, c’est celle du marché. J’ai un carnet de commandes qui est plein sur les cinq prochaines années. Cela valide notre stratégie », estime Antonin Beurrier qui espère maintenant « que le marché ne va pas s’écrouler en termes de prix ». 
Ces cinq années évoquées par Antonin Beurrier correspondent aux commandes garanties de gâteaux d’hydroxyde de nickel. Mais au-delà de cette période, tout peut arriver, et notamment l’usage de nouvelles batteries électriques qui n’utiliseront ni cobalt, ni nickel. C’est bientôt le cas en Chine où des modèles de voitures électriques Tesla rouleront avec des batteries au lithium, au fer et au phosphore.