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La perpétuité pour avoir assassiné ses enfants

justice
Aux assises de Nouvelle-Calédonie, le procès du père de famille jugé pour l'assassinat de ses deux enfants en novembre 2015 n'aura duré qu'une journée. Le verdict a été annoncé le soir-même: la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine de vingt-deux ans de sûreté. 
[MISE A JOUR DE LUNDI SOIR]

Le verdict est tombé avant 20 heures, au premier jour du procès. Pour avoir assassiné sa fille et son fils à la baie Toro le 25 novembre 2015, Maurice Nigaoura a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie de vingt-deux ans de peine de sûreté. Le procès a duré une journée au lieu des deux prévues et les jurés, qui ont passé moins d’une heure en salle des délibérés, ont suivi les réquisitions de l’avocat général.

Affaire Nigaoura infanticide baie Toro Païta assises 4 (4septembre 2017)
©NC 1ère / Nicolas Fasquel

Ambiance très pesante

Plus tôt, dans l'après-midi, c'est dans une ambiance très pesante que le procès avait repris. Les médecins légistes ont exposé leurs observations suite à l'autopsie pratiquée sur les deux victimes. Les experts concluent que la petite fille a subi trois tirs par arme à feu et son frère, deux tirs, par la même arme : un fusil à pompe de calibre douze. Le déroulé des faits est décrit ainsi : l'accusé a tiré une première fois sur sa fille. Puis deux fois sur son fils lorsqu'il tentait de s'enfuir. Et deux nouvelles fois sur sa fille.

Le témoignage de la mère

Après une telle description, la mère des enfants a du mal à témoigner devant la cour. Elle revient sur les nombreuses disputes, et les infidélités de son ex-compagnon. Sur les menaces dont elle a été victime après être retournée vivre à Pouembout. D'ailleurs, le 21 novembre 2015, quatre jours avant l'assassinat de ses enfants, elle dépose plainte pour harcèlement contre Maurice Nigaoura. Un rappel à la loi est alors notifié à celui-ci.

Une expertise évoque la jalousie et le dépit

La lecture de l'expertise psychiatrique par un des assesseurs a mis en exergue que l'accusé aurait commis ces actes par jalousie et par dépit. Il aurait tué ses enfants et aurait tenté de se suicider pour punir son ex-compagne de vouloir refaire sa vie sans lui.
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