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Un viol conjugal aux assises : sept ans de prison ferme

Un homme de 47 ans a été condamné à sept ans de prison ferme, ce mercredi pour viol aggravé, menace de mort, et violence volontaire sur son épouse. Ce père de famille est accusé également d’être violent envers ses enfants. Le viol au sein du couple est un crime qui reste encore méconnu.

© NC 1ère
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  • Jeannette Peteisi (CM et NG)
  • Publié le , mis à jour le
La cour d’assises a prononcé son verdict en fin de journée ce mercredi. Ce père de six enfants a été condamné à sept ans de prison pour avoir violé sa femme. Les chefs d'accusation exacts sont : viol aggravé et violence volontaire sur son épouse.

Ce matin à l’audition des témoins, les jury ont d’abord entendu les déclarations du gendarme qui était en charge de l’affaire. Sans rentrer dans les détails, il a expliqué que la victime était venue déposer plainte le 14 décembre 2017 pour viol. 
 

Des viols réguliers

Son mari avait abusé d’elle et avait eu des violences à son encontre. Dans sa déposition, la victime explique que le couple est ensemble depuis plus de vingt ans et qu’elle a du subir des relations sexuelles non-consenties, à six ou sept reprises. Deux des six enfants sont d’ailleurs issus de ces rapports forcés.
 

« Son devoir conjugal »

A l’audience, le prévenu s’est expliqué sur les faits : pour lui, cela n’a jamais été un viol. Il reconnaît avoir été insistant, mais selon lui, c’est le rôle de son épouse de satisfaire ses besoins sexuels, c’est son devoir conjugal. 
 

Des violences contre sa femme et ses enfants

L’accusé parle de « taquineries » envers sa femme pour lui faire comprendre qu’il a envie d’elle, et non de violences.  Et pourtant, à la lecture des auditions de ses enfants et de sa femme, l’homme est décrit comme très violent avec sa famille au quotidien. Il menaçait de mort et frappait son épouse quand elle refusait d’avoir un rapport avec lui.

La notion de viol dans un couple était inconcevable
Au procès, la psychologue qui a entendu la victime indique que pour celle-ci, le viol ne pouvait pas être conjugal, mais seulement entre un garçon et une fille. 
La psychologue décrit aussi la victime comme étant dépendante affective, et qui a mis du temps à réagir. Le déclic a été une agression au couteau faite par le prévenu sur leur fils. Ce geste là, de trop, l’a poussée à porter plainte. 
Les débats ont repris à 14 h.
A noter que ce matin, pour la sélection des jurés, quatre femmes ont été récusées par la défense. Et dans l'après-midi, un autre juré a été récusé pendant le procès alors qu'il avait été surpris en train de parler avec la famille de l'accusé durant une pause.
Il a été remplacé par un suppléant qui avait aussi assisté aux débats.

Ecoutez la réaction de Maître Véronique Le Théry, avocate de la partie civile représentant l’association SOS violences sexuelles, au micro de Jeannette Peteisi. 

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