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Le violeur confondu par son ADN... est jugé 14 ans après les faits

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Il s'agit de la quatrième session d'assises de l'année. ©NC 1ERE
C'est grâce à la recherche ADN qu’André Nemba, 41 ans, est jugé ce jeudi, et demain, aux Assises de Nouméa. Identifié à la suite de violences conjugales, son empreinte génétique a renvoyé à une ancienne affaire de viol non résolue commise en 2003.
Il aura fallu attendre 14 ans pour voir comparaître André Nemba devant la Cour d’assises.

Il kidnappe la mère de famille, l’a séquestre à Nouville où elle sera violée

Le 21 mai 2003, une mère de famille quitte son lieu de travail, une boutique de Nouméa, et se dirige vers son véhiculé garé à l'ancien "parking du bagnan". Au moment où elle s’apprête à prendre le volant, elle reçoit un coup sur la nuque. L’accusé, âgé de 27 ans au moment des faits, s’installe à l’arrière, tient sa victime par les cheveux et lui intime de conduire jusqu’à Nouville où elle sera violée puis il l'emmène à Ducos où il retire de l'argent avec la carte bancaire de la victime et la viole à nouveau. Son calvaire va durer cinq heures. Enfermée dans un temps dans le coffre de sa voiture, la victime a cru mourir. Pour cette femme de gendarme, d'autres individus l'auraient violé à Nouville alors qu'elle avait les yeux bandés ce que réfute l'accusé qui parle uniquement de Ducos. Selon ses déclarations, il l'aurait violé seul et à quatre reprises. A l'époque, faute d'élèments une ordonnance de non lieu avait été effectuée. 

Dans le box des accusés, André Nemba, 41 ans. Ce père de  3 enfants qui se targuait de commettre des crimes sans jamais laisser de traces a été retrouvé en 2014, onze ans après les faits, grâce à son ADN prélevé après des violences sur sa compagne. Cette dernière le décrit comme un homme violent et obsédé par le sexe. En 2002 et 2008, l'homme a déjà été condamné pour violences sur conjoint. Ses anciens employeurs le décrivent comme un homme serviable, gentil mais impulsif et parfois véhément.

L'audience s'est ouverte ce jeudi matin. Le procès doit durer deux jours. La Cour d’assises pourra entendre, en fin de journée, le témoignage de la victime par visioconférence qui réside en Métropole. Depuis les faits sa vie est dévastée, elle est incapable de reprendre une activité professionnelle. Lors de l’audience, la mère de famille sera représentée par Maître Tugas, avocat au barreau de Bayonne. Demain se tiendront les plaidoiries et le réquisitoire. André Nemba comparaît pour actes de pénétration sexuelle par violence, contrainte, menace ou surprise. Il encourt une peine maximale de 15 ans de réclusion criminelle. 
 
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