Pénurie de foie gras : les professionnels Calédoniens s'adaptent

Les producteurs réfléchissent à des solutions pour parer la pénurie de foie gras
C’est l’une des stars dans les assiettes des fêtes de fin d’année : le foie gras. Malheureusement pour ses fans, il se fait rare cette année en Nouvelle-Calédonie. La faute à plusieurs épidémies de grippe aviaire dans les élevages de l'Hexagone. Alors les professionnels locaux de la gastronomie ont dû s’adapter.

L’anticipation… Le mot est sur toutes les lèvres chez les importateurs et les artisans Calédoniens. Pour être sûrs d’avoir du foie gras à Noël, certains s’y sont pris dès le mois de mars, d’autres ont limité les ventes pendant l’année. Il y a aussi ceux qui ont harcelé leurs fournisseurs. Malgré ces précautions, arrivé le mois de décembre, le constat est sans appel pour Gérald Itar par exemple. Fabricant de foie gras à la Vallée des Colons, il observe "une augmentation de la matière première de 30% et une diminution du stock de 40%" et constate "un gros manque à gagner et une perte de chiffre d’affaire de 7,2 millions de frcs".

Un stock en péril

Avec ses 270 000 habitants, la Calédonie n’est pas un marché prioritaire pour les fournisseurs qui ont déjà du mal à fournir la Métropole. Jeremy Martin, responsable d’une entreprise d’import au Motor Pool, à son tour, confie :

La quantité avait fortement diminué donc tous les fournisseurs et tous les importateurs ont eu énormément de mal à se procurer du fois gras tout court. Qu’il soit ou transformé ou cru, nous n’avons pas pu avoir suffisamment de volume pour répondre à le demande de chacun.

Jérémy Martin - importateur

Projet de regroupement

Face à cette situation, à chacun sa solution. L’un a "développé pas mal de choses à côté. J’importe un peu de caviar, un peu de truffes, je fais du saumon fumé et je vends quelques produits différents". L’autre "commence à chercher d’autres options pour répondre à la demande peut-être une production via un groupement pour aider à répondre à la demande". En attendant cette sorte de coopérative Calédonienne du foie gras, il faudra donc limiter les quantités ou se rabattre sur l’alternative végétale à base de champignons et de noix. Alors non, c’est pas pareil, mais foi de gourmande, c’est très bon quand même.

Écoutez le reportage de Charlotte Mestre :

Le reportage en image à présent de Stéphanie Chenais et Laura Schintu :

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