Peur ou intolérance : l'islam pointé du doigt

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islam pointé du doigt
Même en Polynésie, l'amalgame est fait entre islam et intégrisme. ©Polynésie 1ère
Le mois dernier, l'ouverture d'une salle de prière consacrée à l'islam a déchaîné les passions au fenua. Depuis, elle a été fermée faute d'autorisations nécessaires. Ce qui n'a pas pour autant apaisé les esprits.
Le jeune imam qui avait voulu ouvrir une salle de prière continue à faire parler de lui. Malgré lui. Demain, une "manifestation contre l'islam radical", lancée sur les réseaux sociaux et même dans la presse locale sous forme d'encart publicitaire, est prévue à Papeete. Depuis sa tentative avortée d'ouverture d'une salle de prière, la méfiance à l'égard de l'islam n'est pas retombée en Polynésie. Selon les Nouvelles de Tahiti, le jeune imam, Hicham El Barkani, ferait même l'objet d'une "étroite surveillance par les services de l'Etat". En cause, "son rattachement au courant radical salafiste de l'islam", puisqu'il "est aujourd'hui établi que le jeune homme a fréquenté une mosquée salafiste de Seine-Saint-Denis et qu'il revendique cette obédience fermement traditionnaliste". Mais pour l'avocat de l'imam, "il n'est pas venu ici pour imposer quoi que ce soit", ajoute le quotidien. Et de préciser qu'"il n'a jamais tenu de discours radical".

Depuis la fermeture prématurée de sa salle de prière, l’Iman n’a toujours pas remis à la mairie de Papeete son dossier de mise en conformité.
La condition nécessaire pour recevoir du public.

Ecoutez Charles Fong Loi, 4e adjoint à la mairie de Papeete, chargé de l’urbanisme et de l’aménagement de la ville, au téléphone de MC Depaepe :

Imam




Et Charles Fong Loï précise que la mairie n’a rien à voir de près ou de loin avec la manifestation contre la mosquée…
Prévue demain.
Son autorisation est du seul ressort de l’Etat.