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Australie: Nouvelle attaque mortelle de requin

attaques de requins
requins australie France 2
Un enseignant de 28 ans a trouvé la mort samedi à la suite d’une attaque de requin non loin de la ville d’Adelaïde (Australie méridionale) alors qu’il pêchait en apnée. De nombreuses mesures ont pourtant été prises pour limiter les attaques notamment grâce à twitter.
Aujourd’hui, les parents de ce professeur d’anglais ont estimé que leur fils n’aurait pas voulu que le requin auteur de cette attaque mortelle soit tué. Ce week-end, à l’issue des premières opérations de recherche, le fusil-harpon de la victime a été retrouvé, mais pas son corps.
Sam Kellett a été attaqué sous les yeux de ses amis, à Goldsmith Beach, dans la péninsule d’York. Les recherches se sont poursuivies tout au long de la journée de lundi. Selon les habitués et riverains, un grand requin blanc avait été signalé dans ces eaux ces derniers jours.
 

Abattage préventif

À la suite d’attaque similaires survenues ces derniers mois, l’État voisin de l’Australie occidentale a décidé en janvier 2014 d’autoriser l’abattage préventif pour les spécimens de grands blancs, de requins bouledogues et de requins tigres de plus de trois mètres et signalés dans des eaux à moins d’un kilomètre des plages. Au moins l’une de ces espèces, le grand requin blanc, est officiellement protégée, a rappelé de son côté l’association locale de défense et de protection des requins. Le premier de ces abattages a eu lieu le 27 janvier 2014.
Sur le modèle pratiqué au plan mondial par des associations comme Greenpeace dans ses actions de lutte contre la chasse à la baleine, cette ONG australienne incite ses sympathisants à s’interposer entre d’éventuels chasseurs de requins et les squales. L’État d’Australie occidentale, en réaction, a mis en garde ces éventuels perturbateurs en rappelant que ce genre de manifestations est passible d’une peine maximale d’un an de prison et/ou une amende pouvant aller jusqu’à 25.000 dollars australiens. Cette mesure, applicable en dépit du statut d’espèce protégée de ces types de squales, a provoqué, ces dernières semaines, de vives manifestations de protestation de la part des organisations et associations de protection de la faune et de l’environnement marins. Argument martelé par ces associations : il n’existe aucune preuve scientifique que l’abattage préventif de requins réduira le nombre d’attaques.


Autre attaque en Nouvelle-Zélande

Vendredi 7 février 2014, un surfeur a été victime de morsures de requin à la cuisse et au mollet alors qu’il se livrait à son sport favori au large d’une plage de Porpoise Bay (Baie des tortues), non loin de la ville d’Invercargill (Sud de l’île du Sud), site réputé pour les surfeurs.
Il a été évacué d’urgence par hélicoptère vers le centre hospitalier le plus proche, où ses jours ne sont en danger. Le suspect numéro un est un grand requin blanc. En janvier 2014, dans la même région, un autre surfeur, âgé de 24 ans, a été mordu à la jambe par un requin. Jeune médecin, de retour sur la plage, il avait immédiatement entrepris d’effectuer lui-même les points de suture.

Twitter

Depuis quelques semaines, l’association des sauveteurs en mer de l’État d’Australie occidentale, où ont eu lieu plusieurs attaques mortelles de requin, a mis au point un procédé innovant pour alerter à temps les baigneurs et les surfeurs en cas de présence d’un squale dans les parages : ses membres ont capturé, puis appareillé plus de trois cent requins avec un équipement de permettant au squale d’être tracé en temps réel sur Twitter.
En cas de présence d’un de ces requins-Twitter dans une zone considérée comme pouvant présenter un risque pour l’homme, le système (qui comporte aussi des balises émettrices dans les zones sensibles) lance automatiquement une alerte, permettant ensuite aux associations de sauveteurs de la région de prendre les mesures nécessaires. L’information, qui atterrit aussi automatiquement sur le compte Twitter de l’association des sauveteurs en mer, peut alors être suivie par les baigneurs et les surfeurs sur leurs téléphones portables ou leurs tablettes.
L’information d’alerte, qui correspond à l’un des 320 requins équipés, peut aussi dès le départ renseigner sur l’espèce et les dimensions du squale. S’ajoutent à ces informations l’heure exacte et l’emplacement de la balise déclenchée, typiquement dans un périmètre d’un kilomètre des plages.

Source : Flash d'Océanie ( http://newspad-pacific.info)
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