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Boeing disparu de Malaysia Airlines : les scénarios possibles

Après cinq jours de recherche, il n'y a toujours aucune trace du Boeing 777 de Malaysia Airlines disparu peu après son décollage de Kuala Lumpur samedi, ce qui soulève de nombreuses questions sans réponses.

© (FRANCETVINFOS / YU MING / IMAGINECHINA / AFP)
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  • Par Heidi Yieng Kow
  • Publié le
Plusieurs scénarios sont possibles pour expliquer la volatilisation soudaine du vol MH370, évalués par divers experts du secteur de l'aviation.

Explosion ?
             
Selon les autorités Malaisiennes, le Boeing 777, un des avions les plus surs de la planète, volait à une altitude de croisière de 35.000 pieds (11 kilomètres) au-dessus de la mer lorsqu'il a disparu sans émettre de signal de détresse, ce qui pourrait accréditer la thèse d'un incident soudain et catastrophique.
             
La présence à bord de deux passagers voyageant avec des passeports volés a alimenté la crainte d'une attaque terroriste, mais les deux hommes étaient probablement des clandestins. Le patron de la CIA n'a malgré tout pas exclu un acte terroriste.
             
L'avis d'expert: "Je ne pense pas que ce soit lié au fonctionnement ou à la conception de l'avion", a estimé Neil Hansford, directeur du cabinet Strategic Aviation Solutions. "Je vois trois scénarios. Il y avait une bombe à bord (...), l'avion a été touché par un appareil militaire ou un missile (...) ou le commandant de bord a été enfermé hors du cockpit et (quelqu'un) a fait plonger l'avion".        
                 
Difficultés techniques ?
             
La disparition brutale pourrait suggérer un problème technique entraînant une descente rapide. Les autorités Malaisiennes ont évoqué un possible demi-tour de l'avion juste avant la perte de contact, ce qui pourrait vouloir dire que les pilotes tentaient de résoudre un problème.
             
L'avis d'expert: le virage "suggère qu'il a calé", selon Mary Schiavo, ancienne inspectrice du Département américain des Transports.
             
"Cela ne veut pas dire que vous perdez les moteurs. Cela signifie que vous perdez l'afflux d'air sur les ailes, et une vitesse suffisante pour garder l'avion en l'air".
             
Elle a comparé dans un entretien avec la télévision australienne ABC ce scénario au sort du vol Air France AF447 qui avait disparu au-dessus de l'Atlantique en juin 2009 après un problème lié à une sonde de vitesse.
             
"Il n'y a pas un seul facteur qui mène généralement à un accident d'avion, mais une combinaison de problèmes techniques et de décisions de pilotage. Chacun de ces problèmes pris indépendamment est inoffensif et se produit souvent. C'est la combinaison de ces facteurs qui mène à la catastrophe", a ajouté Ravi Madavaram, consultant pour Frost & Sullivan Asia Pacific.
                              
Désintégration structurelle ?
             
L'absence d'épave ou de transmissions des boîtes noires a conduit certains à envisager une désintégration en vol.
             
L'avis d'expert: s'il y a bien eu de précédentes disparitions liées à une désintégration, les nouveaux avions utilisent "de meilleurs matériaux, technologie et systèmes de maintenance", a indiqué Madavaram.
             
Détournement ?
             
L'absence de débris autour du trajet prévu de l'avion, la possibilité qu'il ait fait demi-tour et les informations contradictoires sur le fait qu'il ait été ou non détecté par l'armée Malaisienne largement hors de son itinéraire a alimenté l'hypothèse d'un détournement, qui n'a pas été exclu par les enquêteurs.
             
Mais pour Madavaram, certains éléments, dont l'absence de revendication, exclut cette hypothèse.
             
Malaysia Airlines a indiqué que le vol MH370 était équipé d'un système ACARS (messages d'anomalies, de pannes ou d'arrêt de système), "néanmoins (...) aucune information n'a été relayée", selon la compagnie.
             
Avis d'expert: l'éventualité d'un demi-tour a soulevé plus de questions, a noté Scott Hamilton, du cabinet de consultants Leeham Co.
             
"S'il était près de la côte vietnamienne, pourquoi faire demi-tour alors qu'il devait y avoir un aéroport plus proche, en cas d'urgence", a-t-il écrit sur le site de son entreprise.
             
Suicide du pilote ?
              
Selon l'agence américaine de l'aviation civile (FAA), le suicide du pilote représente moins de 0,5% des accidents aériens mortels.
             
Avis d'expert: un suicide "est possible et si c'était le cas, il n'y aurait pas beaucoup de débris parce que l'avion serait descendu en maintenant une intégrité structurelle", a noté Terence Fan, expert à la Singapore Management University.

(source AFP)
             

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