L’Élysée confirme la venue de François Hollande en Océanie

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François Hollande
©KENZO TRIBOUILLARD / AFP
La Présidence de la République française a officialisé hier la visite d’État du Président François Hollande, en Australie, les 18 et 19 novembre 2014 à l’occasion de la tenue à Brisbane du sommet du G20.
Outre cette rencontre internationale, le chef de l’État français devrait aussi s’entretenir avec le Premier ministre australien Tony Abbott et se rendre successivement, outre Brisbane, à Sydney et dans la capitale fédérale Canberra, a indiqué la Présidence dans un communiqué qui souligne le caractère historique de ce déplacement dans la mesure où « il s’agira de la première visite d’État en Australie d’un Président français ».
Au programme australien du Président Hollande : un hommage aux soldats australiens tombés sur le sol français pendant la Première guerre Mondiale, notamment au cours des terribles batailles qui ont ensanglanté le Nord de la France. Il devrait aussi, selon un programme provisoire, visiter une école franco-australienne, Telopea.

L’un des objectifs affichés par Paris est de « renforcer les liens historiques et les relations économiques, avec la participation d’une délégation importante d’entreprises françaises ». Le 23 octobre 2014, le ministre australien de la défense David Johnston annonçait l’octroi d’un nouveau contrat de fourniture d’équipement et d’expertise pour la formation au pilotage d’hélicoptères pour les forces de la marine et de l’armée de l’air.
Ce matériel, censé équiper un nouveau centre de formation aux pilotes sur la base d’Albatross-Nowra (Nouvelle-Galles-du-Sud) sera fourni en partie par Thales, sous forme de simulateurs de vol adaptés aux appareils actuellement en service. La valeur totale de ce marché est de plus de sept cent millions de dollars australiens. Cette base d’entraînement devrait être pleinement opérationnelle courant 2018.

Il est également prévu qu’il rencontre à Sydney, avec sa délégation économique, un groupe d’acteurs économiques influents australiens, mais aussi les responsables et acteurs d’une association de mise en réseau de chercheurs français en Australie, la FRAN (French Researchers in Australia Network).
Ces chercheurs français sont typiquement en poste en Australie, que ce soit dans des universités, des agences, des laboratoires ou encore des organismes de recherche.

Avant l’Australie : la Nouvelle-Calédonie


Juste avant son arrivée en Australie, le Président français se trouvera déjà dans la zone Pacifique, en Nouvelle-Calédonie, où il est attendu du 16 au 18 novembre 2014.François Hollande devrait rencontre un large éventail de représentants du paysage politique local, tous bord confondus, côtés indépendantistes et partis favorable au maintien de la Nouvelle-Calédonie dans l’ensemble français.

Il devrait aussi participer à plusieurs cérémonies à caractère coutumier, notamment se recueillir sur les tombes des deux dirigeants emblématiques de cet archipel, Jean-Marie Tjibaou (indépendantiste) et Jacques Lafleur (pro-France), qui avaient jeté les fondations d’un avenir apaisé après une première moitié des années 1980 marquée par une quasi-guerre civile.

Il devrait aussi donner un coup de projecteur aux projets économiques censés « rééquilibrer » les disparités entre le Nord et le Sud de l’île principale, et visiter le chantier de l’usine de traitement du nickel sur le massif de Koniambo (Nord), dont des actionnaires sont des intérêts mélanésiens indigènes.
À Nouméa, le Président français devrait aussi consacrer une partie de son emploi du temps à une visite au siège du Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique (CPS), organisation intergouvernementale régionale qui rassemble la plupart des pays et territoires du Pacifique. Il devrait y prononcer une allocution dédiée à la place et à l’action de la France dans le Pacifique, notamment via ses trois collectivités insulaires que sont la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna.

Source : http://newspad-pacific.info/