La déclaration de la France à l'ONU : "un signal fort" pour Oscar Temaru

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Oscar Temaru
©Polynésie.1
Dans un communiqué transmis dimanche 13 décembre, le leader du Tavini Oscar Temaru revient sur la déclaration du représentant de la France devant la quatrième commission de l'ONU en charge des questions de décolonisation le 23 octobre dernier.
"Nous relevons que le représentant de la France s’exprime officiellement, et pour la première fois, sur la question de la Polynésie française. C’est un signal fort, quand bien même, le contenu ne nous
surprend pas
", écrit Oscar Temaru dans son communiqué. Le leader indépendantiste a souhaité réagir suite à la première intervention de la France à l'Organisation des Nations Unies (ONU), qui demande à "revoir" l'inscription de la Polynésie française sur la liste des territoires non-autonomes des Nations Unies.

"Nous souhaitons que la décision d’inscription de la Polynésie sur la liste des territoires non autonomes soit revue"  a indiqué à New York, Nicolas de Rivière, ambassadeur et représentant permanent de la France au conseil de sécurité et chef de la mission permanente française près des Nations Unies. Ainsi, dimanche, Oscar Temaru demande à l’Etat d’initier "un processus pacifique et raisonné de décolonisation". 

En effet, partant "du principe que l’ONU ne procédera jamais au retrait de notre Pays de la liste des territoires à décoloniser, c’est là une règle et une jurisprudence intangible", le Tavini demande à l’Etat français de "poursuivre cette démarche de manière constructive et à enclencher le dialogue préconisé par la Résolution du 17 mai 2013. Au moment ou la Nouvelle Calédonie Kanaky est engagée dans un processus référendaire qui aboutira prochainement à son accession à la pleine souveraineté, nous demandons à la puissance administrante d’initier avec toutes les forces politiques du Pays, et sous les auspices de l’ONU, un processus pacifique et raisonné de décolonisation qui devra être sanctionné par un référendum d’autodétermination."

Retrouvez le communiqué : 

"Les tentatives de desinscriptions orchestrées par l'Etat français"