Le fonds de solidarité maintenu pour les entreprises polynésiennes

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Le SOS des petites et moyennes entreprises
Cette bonne nouvelle de Paris très attendue par les chefs d’entreprise, leurs salariés et le Pays. Le fonds de solidarité pour les entreprises, le FSE supprimé dans l'Hexagone fin septembre, est maintenu pour les outre-mer.

La Polynésie, comme les outre-mer, va bénéficier du prolongement du fonds de solidarité (FSE) pour les entreprises, suite au rétablissement des mesures sanitaires. C'est l'annonce faite en début de semaine par le ministre de l'Economie, Bruno Lemaire.

Le fonds de solidarité pour les entreprises sera supprimé le 30 septembre, a annoncé Bruno Le Maire. Il avait été mis en place par le gouvernement français en mars 2020 pour soutenir les entreprises pénalisées par la crise sanitaire. Il sera, en revanche, maintenu, avec les autres dispositifs de soutien, pour les départements, territoires et collectivités d’outre-mer, où la situation sanitaire impose encore des restrictions très strictes, a précisé le ministre lors d’un point de presse à l’issue d’un rendez-vous de plusieurs membres du gouvernement avec les représentants des secteurs encore pénalisés par la crise. En métropole, l’État ajoute une condition pour en bénéficier jusqu’au 30 septembre : avoir un chiffre d’affaires minimal de 15 %.

Réajustement

 

Ici, le FSE sera réajusté. Les modalités exactes seront connues dans les jours à venir. "Il faudra attendre les modalités, parce qu'il y a des secteurs qui vont être définis pour cette fin de semaine", précise Christophe Plée, président de la CPME. "Déjà sur la période d'août, ça va permettre à certaines entreprises de survivre."

Ecoutez-le, il est interviewé par Caroline Farhi :

Christophe Plée


Pour sa part, la députée de Polynésie Maina Sage se dit satisfaite que le FSE soit maintenu en Polynésie vu la situation dans laquelle elle se trouve actuellement.

Ecoutez-la :

Maina Sage

 

Le haut-commissaire de la République a rappelé que les dépenses liées au Fonds de solidarité pour les entreprises du fenua s'élevaient à ce jour à 23 milliards cfp.

Globalement, l’État a distribué 80 milliards d’euros d’aides directes et 160 milliards d’euros pour les prêts garantis par l’État (PGE) dans le cadre de la crise.

Le FSE, une aide conditionnée

"La Polynésie française étant placée en état d’urgence sanitaire, elle bénéficie d’une réactualisation des dispositifs d’aide existants.

Avec le Fonds de solidarité aux entreprises, l’État vise notamment une prise en compte des secteurs particulièrement impactés par la crise et des structures fermées administrativement. Ainsi, pourront bénéficier du « fonds de solidarité renforcé » sur la période d’août :

Les entreprises fermées administrativement :

si la perte du chiffre d’affaires s’élève à plus de 20%, l’aide pourra atteindre jusqu’à 180 000 cfp ;

si la fermeture est effective au moins 20 jours dans le mois et si l’entreprise a perdu au moins 50% de son chiffre d’affaires, l’aide sera égale à 20% du chiffre d’affaires de référence, dans la limite de 24 millions cfp.

Les entreprises des secteurs protégés (S1 et S1 bis, notamment hôtels et hébergements similaires, hébergements touristiques et autres hébergements de courte durée, restauration traditionnelle, service de traiteur, débits de boissons) : l’aide sera égale à 40% de la perte du chiffre d’affaires (plafonnée à 20% du chiffre d’affaires de référence, toujours dans la limite de 24 millions cfp) ;

Les entreprises des secteurs non protégés, de moins de 50 salariés, ayant perdu plus de 50 % de leur chiffre d’affaires : le montant de l’aide sera de 180 000 cfp.

Le formulaire de dépôt des dossiers sera mis en ligne en septembre sur le site internet du haut-commissariat."