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Joseph Kaiha : "Les choses vont dans le bon sens"

polémique ua pou
Joseph Kaiha
©Polynésie la 1ère
Le président du Pays et le Haut-commissaire étaient en visite à Ua Pou. Une réunion s'est tenue avec les maires et le collectif Hoane. "Nous avons le même combat (...) je crois que l'union fait la force", affirme le tavana de l'île. Edouard Fritch et Dominique Sorain ont également réagi.
Edouard Fritch, accompagné du Haut-commissaire, de représentants à l'Assemblée et du ministre de la Santé étaient en visite à Ua Pou, dimanche 27 octobre. Une visite qui fait suite au drame tragique survenu il y a 3 semaines, la mort du bébé Hoane lors d'une évasane à Nuku Hiva.

A leur arrivée sur l'île, ce sont des habitants en colère mais dignes qui ont accueilli la délégation gouvernementale à Ua Pou. "L'accueil du président du Pays et du Haut-commissaire était bien particulier de ce que nous faisons d'habitude. Un accueil émouvant. Une partie de la population était présente pour exprimer sa volonté et sa détermination pour voir les choses s'améliorer suite au drame de notre bébé Hoane (...)", explique Joseph Kaiha, le maire de Ua Pou.

Une réunion s'est tenue dans la journée entre le président du Pays, le Haut-commissaire, les élus de l'Assemblée et le ministre de la Santé avec les six maires des Marquises et le collectif Hoane. "Nous avons le même combat avec les élus, nous essayons depuis des années de faire avancer les choses au niveau médical et évasane d'urgence. Ca été le point fort de la discussion de cet après-midi, explique Joseph Kaiha que nous avons joint par téléphone dimanche, Il nous confirme que le temps du blabla est terminé, il faut maintenant passer à l'action (...) C'est ce qui a été confirmé par le président (...) Les choses vont dans le bon sens et je crois que l'union fait la force".
 
« Joseph Kahia, les choses vont dans le bon sens »

"Il faut que cette malheureuse expérience nous serve de leçon", explique de son côté Edouard Fritch, à la suite de cette réunion. "On a réussi à répondre aux besoins primaires de nos populations. Ceci dit avec ce qu'il s'est passé ici à Ua Pou, il y a effectivement des points faibles (...) La tardivité de la décision qui a été prise pour évacuer le petit (...) Deuxième chose, et c'est un besoin réel : on met sur les Marquises tous les moyens pour avoir des analyses correctes, c'est pour cette raison que nous leur avons annoncé que nous allons acheter un scanner qui va être basé sur Taihoe. Il va nous permettre d'avoir des analyses plus fines", affirme le président du Pays, qui a également confirmé d'autres annonces lors de cette réunion. Parmi elles,
le lancement d'une étude de faisabilité pour faire baser un hélicoptère dans l’archipel.
 

Le Haut-commissaire a aussi souhaité faire partie du voyage pour montrer son soutien à la famille mais également afin de rencontrer les maires des Marquises pour annoncer certaines mesures concrètes. "Nous avons confirmé le financement d'une vedette de sauvetage et d'assistance (...) Cet investissement va représenter un peu plus de 100 millions de Fcfp, l'Etat va prendre la moitié et le Pays l'autre moitié." Le Haut-commissaire a tenu à rappeler la contribution permanente de l’Etat aux évasanes grâce aux moyens aériens et nautiques mis disposition des populations dans les archipels éloignés.

 

Edouard Fritch et le Haut-commissaire devraient rentrer, ce lundi 28 octobre, des Marquises après un passage à Nuku Hiva. Ils visitent l'hôpital guidés par la directrice de l’établissement, Murielle Arondeau. Ils ont fait le tour des plus récentes installations de l’établissement de santé : la maternité dont les chambres viennent d’être refaites à neuf, l’échographe venu compléter l’installation du mammographe de l’hôpital, les 4 chambres en cours de travaux dédiées au futur service de chimiothérapie qui verra le jour début 2020.

Ils ont bien sûr également visité l’emplacement du futur scanner récemment promis par le président du gouvernement. Une installation qui permettrait aux médecins de l’hôpital d’effectuer des diagnostiques précis sans avoir à évasaner les patients. Selon le président du Pays, ce scanner devrait être en fonction dès juillet.
 
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