Octobre rose : on fait le point

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Octobre rose : on fait le point
C'est la dernière ligne droite d'octobre rose, le mois consacré depuis 2014 en Polynésie à la lutte et à la 
promotion du dépistage du cancer du sein, 2e cause de décès par cancer chez la femme.
L'occasion de faire le point sur les avancées en matière de prise en charge de la maladie à Tahiti et dans les îles et sur les projets à venir. Un institut polynésien du cancer est notamment sur les rails. Ce sera le tout premier en Outre-mer.

Le cancer du sein en Polynésie, ce sont 135 nouveaux cas diagnostiqués par an. Il fait partie des 23 maladies radio-induites reconnues dans la loi Morin.

La lutte contre la pathologie est marquée au fenua par de grandes avancées pour réduire les inégalités territoriales et sociales d'accès au dépistage et aux soins.

Quelques dates clés :
 
  • Novembre 2003 : dépistage gratuit tous les deux ans institué pour les femmes de 50 à 74 ans.
  • 2006 : création du comité polynésien de la Ligue nationale contre le cancer.
  • Juillet 2009 : l'échographie mammaire est désomais prise en charge.
  • Août 2017 : le Pays met en place en collaboration avec l'Institut national du cancer son tout premier plan cancer.
  • Janvier 2018 : le Pays et l'Etat signent la convention pour le développement de la filière prise en charge du patient atteint du cancer. C'est l'une des applications concrètes de l'accord de l'Elysée. Les opérations sont financées à 80% par l'Etat et à 20% par le Pays. L'Etat apporte 716 millions sur 3 ans.
Parmi les principaux investissements à Tahiti, mais aussi dans les îles :
 
  • Un mammographe en juin 2018 pour l'hôpital de Taihoae, à Nuku Hiva (Marquises). 
  • Des unités décentralisées de chimiothérapie en mars et  juin 2019, dans les hôpitaux d'Uturoa et de Taravao. Raiatea est aussi équipée d'un mammographe.
  • A mettre également à l'actif de la convention Etat-Pays, l'acquisition d'un tep scan cyclotron pour le CHT. Il sera installé au 1er semestre 2021. C'est un scanner de haute précision. Son coût : 600 millions, financés pour moitié par les deux partenaires.

Avec cet équipement de pointe, plus besoin d'evasaner les patients. Sur les rails enfin, la création d'un institut du cancer. Il sera le premier en outre mer. Il est mis en chantier par le Pays avec la Fédération Unicancer qui regroupe les centres de lutte contre le cancer de métropole. Objectif : renforcer l'offre de soins spécalisée en oncologie et répondre aux demandes des pays du Pacifique sud.


 
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