Ouverture de la séance budgétaire sur fond de crise sanitaire

assemblée de polynésie française
Ouverture séance budgétaire
©Polynésie la 1ère
Des manifestants contre la loi sur l'obligation vaccinale lors de l'ouverture de la séance budgétaire. L'occasion pour Gaston Tong Sang de clarifier sa position par rapport à la vaccination, et pour Edouard Fritch de dire que cette loi n'était pas immuable, et combien coûtait la crise sanitaire.

Ouverture de la séance budgétaire à l'Assemblée de Polynésie sur fond de crise sanitaire. En effet, depuis ce matin, environ 600 manifestants opposés à la loi sur l'obligation vaccinale qui doit être appliquée le 23 octobre se sont massés pacifiquement devant l'Assemblée.

manif opposants loi vaccinale
©Polynésie la 1ère

 

Un cordon de policiers a justement été positionné devant pour éviter tout débordement.

Manif opposants loi vaccinale
©Polynésie la 1ère

 

Leurs représentants ont été reçus par le président de l'Assemblée de Polynésie, Gaston Tong Sang, durant la suspension de la séance. Lequel, lors de son discours d'ouverture, n'a pas manqué de délivrer un message d'unité, et d'afficher des relations apaisées au sein de la majorité.

Séance budgétaire et sanitaire
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"Votre majorité, Monsieur le Président, portera à vos côtés, avec vigueur et convictions, le budget de la collectivité et l’ensemble des mesures nécessaires à la sortie de crise", a-t-il précisé. Mais c'était surtout sur son statut vaccinal que le maire de Bora Bora était attendu. Gaston Tong Sang l'assume parfaitement.

Tong Sang en faveur de la loi

 

"J’estime que je n’ai trahi personne ; ni mon groupe, ni les instances dirigeantes de mon parti, ni même mes collègues maires", a-t-il ajouté.  "J’ai moi-même, en ma qualité de maire, mis tout en œuvre pour faciliter et favoriser la vaccination de mes administrés volontaires...Bora Bora affiche le meilleur taux de couverture vaccinale des Îles-Sous-le-Vent. C’est cela le sens des responsabilités !...Mes responsabilités politiques au sein de notre institution, mais aussi au sein de ma majorité et du parti politique auquel j’appartiens m’ont conduit, le 20 août dernier, à voter en faveur du projet de loi du pays relatif à la vaccination obligatoire dont j’aurais souhaité — il est vrai — un spectre d’application moins étendu...J’assume et je ne regrette pas ce vote car il témoigne de ma solidarité à l’égard de notre gouvernement".

Estimant être encore immunisé puisqu' ayant déjà attrapé le covid, Gaston Tong Sang se fera vacciner dès que possible. 

Séance budgétaire et sanitaire
Le président Edouard Fritch. ©Polynésie la 1ère

 

Pour sa part, le président Fritch est revenu sur la loi relative à l'obligation vaccinale pour certains salariés, et de sa possible évolution. "6 recours en annulation de la loi ont été déposés, auxquels il faut ajouter un dernier recours déposé par le Tavini Huiraatira. Nous attendons que le Conseil d’Etat nous indique s’il convient de faire évoluer le texte adopté par votre assemblée", a déclaré le président du Pays.

Coût économique

 

Il n'a pas manqué de rappeler l'importance de la vaccination pour freiner l'épidémie. "C’est pourquoi le gouvernement a déployé des moyens colossaux pour mettre en œuvre les campagnes de dépistage puis de vaccination...". Un poids financier alourdi par les soins apportés aux malades atteints par le covid : "Je voudrai également que vous reteniez ce chiffre : 1 million CFP la journée en réanimation, soit un coût de prise en charge de près de 40 millions CFP par patient avec un séjour moyen de 6 semaines pour le variant Delta. Voilà le coût pour notre assurance maladie de la CPS !"