Cyril Tetuanui toujours dans le viseur de la justice

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Passation de marchés publics : Cyril Tetuanui dans le viseur de la justice
Cyril Tetuanui et son avocat, Me Quinquis. ©B.Tumatariri/Polynésie 1ère
Deux affaires planent encore au dessus de Cyril Tetuanui. Le président du SPC comparaissait jeudi 24 août devant la cour d’appel de Papeete pour deux affaires différentes. La première pour « favoritisme » en 2010, la deuxième pour « trafic d’influence » en 2013, à Raiatea.
« Favoritisme » dans l’attribution de marchés de construction de deux salles omnisports à Tumaraa, c’était en 2010. Le maire de Tumaraa avait écopé de huit mois de prison avec sursis, en 2016. Dans ce dossier, deux autres personnes avaient également été condamnées. Il s’agit de l’expert Yves Cogoni  et de l’entrepreneur Jacques Cadet. Ce dernier avait fait appel de la décision avant de se rétracter jeudi matin.

L’avocat général, José Thorel, avait requis une peine d’inégibilité d’un an et la confirmation des huit mois de sursis à l’encontre du maire de Tumaraa. L’avocat du maire a requis la relaxe en dénonçant un vide juridique. François Quinquis est au micro de Miri Tumatariri.

François Quinquis


La cour d’appel de Papeete rendra sa décision le 18 octobre.

Un an ferme et deux ans d’inégibilité pour trafic d’influence

Les faits remontent à 2013. La justice reproche à Cyril Tetuanui  d'avoir perçu 1 500 000 Fcp de la part d'un commerçant de Tumara'a déjà poursuivi dans une affaire de stupéfiants en échange d'arrangements avec la mairie. L'argent aurait transité sur le compte de Cyril Tetuanui et aurait servi à financer la campagne de Lana Tetuanui, son épouse et aujourd'hui sénatrice, pour les élections territoriales de 2013.

Pour cette affaire, le tavana avait été condamné à un an de prison ferme et deux ans d’inégibilité. L’avocat général a demandé la confirmation de cette peine et de celle d’un an de sursis prononcée contre le commerçant.

Dans ce dossier, c’est un avocat parisien qui défendait l’élu de Raiatea. Me Laurent Pasquet-Marinacce a, lui aussi, requis la relaxe pour son client. Il s’exprime au micro de Miri Tumatariri :

Laurent Pasquet-Marinacce


Le délibéré a été fixé au 2 novembre prochain.