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4 mois de prison pour avoir violenté sa compagne

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violences femmes
Jugé en comparution immédiate, un homme de 26 ans accusé d’avoir donné des claques à sa compagne enceinte de 8 mois, le 24 octobre, a écopé de 10 mois de prison dont 6 mois avec sursis mise à l'épreuve de 2 ans. 
Lors d’une énième dispute, le couple en est venu aux mains. La scène s’est déroulée sous les yeux leur fils de 6 ans. " Je savais ce que je faisais, c’est parce qu’elle est enceinte que je lui ai mis des gifles ". A la barre du tribunal correctionnel, le prévenu qui n’est pas à son premier procès pour violences conjugales sur se femme tente maladroitement de s’expliquer.

Ce soir-là, le jeudi 24 octobre, alors qu’il assiste à une fête avec ses collègues de travail, sa femme enceinte de 8 mois n’arrive pas à le joindre. En colère, elle déchire ses vêtements professionnels. Avertie par sa belle-mère que le jeune homme allait rentrer ivre, elle décide de quitter la maison familiale en emmenant leur fils, pour se rendre chez une amie. Le prévenu qui est rentré manger chez lui, constate que sa femme et son fils n'y sont plus. Il finit par les trouver et veut repartir avec l’enfant, mais elle s’y oppose… et tout dégénère. " Si tu touches à mon fils, je m’en prends à ta voiture " lui dit-elle. Il ne la croit pas. Pourtant, la jeune femme se met à lancer des pierres, cassant le pare-brise et le capot du véhicule neuf . Et à chaque fois qu’elle lance une pierre, elle reçoit des coups. Résultat, des contusions au visage, à la mâchoire, une dent ébréchée et des contractions. Le jeune homme a aussi cassé une table et des chaises, tout ça sous les yeux de son petit garçon.

Pour l’avocat du prévenu, son client n’est pas une brute mais la vie à la maison était devenue infernale. Les disputes sont récurrentes dans le couple depuis le début de la seconde grossesse de la jeune fille. Elle aurait aussi frappé son compagnon à plusieurs reprises. Le prévenu a été condamné à 10 mois de prison dont 6 mois avec sursis mise à l’épreuve de 2 ans avec une obligation de soin. Il ne devra plus paraître au domicile familial, ni entrer en contact avec la mère de ses enfants. Il est également maintenu en prison.
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